Football: Quand l’expression «l’amour du maillot» prend tout son sens avec Léa, 10 ans, fan de Strasbourg

SPORTS L’affiche ce mardi 21 février entre le Racing club de Strasbourg et Tours, programmée pendant les vacances scolaires à 18h30, a été placée sous le signe de la famille par le RCSA. « 20 Minutes » est allé rencontrer le jeune Léa…

Alexia Ighirri

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Léa, 10 ans, collectionneuse des maillots du Racing club de Strasbourg.
Léa, 10 ans, collectionneuse des maillots du Racing club de Strasbourg. — J.P. Choeur

Il faut la voir faire des pirouettes au bord du terrain d’entraînement, son écharpe du Racing club de Strasbourg nouée autour de son cou. Elle, c’est Léa Choeur, 10 ans. Une charmante blondinette aux yeux bleus qui est un peu chez elle au stade de la Meinau. D’ailleurs, mercredi avant le début de la séance, les membres du staff strasbourgeois s’arrêtent à son niveau pour lui faire la bise : « Ah, elle a toujours le sourire ! », s’enthousiasme l’un d’eux.

Oui, le sourire s’affiche systématiquement sur son visage quand on parle du Racing. Un amour qui se décline en dessins offerts à chaque membre de l’équipe au début de saison et à leur anniversaire – elle tient son propre calendrier pour ne pas les oublier —, mais surtout par une collection de maillots. Attention, pas ceux qu’on trouve en boutique ou les imitations. Non, ceux qui l’intéressent, ce sont les maillots portés par les joueurs.

Faire comme papa

Une fois lavés (parce que même si on aime les Racingmen, il y a des limites), ils sont suspendus dans des armoires : « Je les regarde, je les admire. Je ne joue pas avec parce que le flocage est fragile », raconte Léa. Au total, la famille Choeur possède 90 maillots portés et une dizaine de tenues d’entraînement. Parce que cet amour du maillot se partage en famille : l’enfant l’a hérité de son père Jean-Philippe.

« Depuis petit, je rêvais d’avoir des maillots portés par les joueurs. J’ai passé le cap il y a quelques années pour celui de Mickaël Pagis. Ce premier achat a entraîné plusieurs autres », raconte-t-il. En 2013, Léa a alors voulu faire comme son père. Seules les idoles ont changé : la petite fille voulait absolument celui du joueur qui occupait le poste d’attaquant, David Ledy. Et puis, elle aussi a commencé une série. Du maillot jaune du gardien Guillaume Gauclin à celui du milieu Benjamin Genghini, en passant par l’attaquant Sebastian Ribas.

Son préféré reste sans doute celui donné par Olivier Blondel au printemps lors de la dernière du Racing en National, à 1h du matin après avoir fêté la montée en Ligue 2.

Ces joueurs sont partis depuis. Aujourd’hui, Léa dit particulièrement aimer Eric Marester, Vincent Nogueira et leur coach Thierry Laurey. Même si, lui, pourra difficilement donner son maillot ! Les deux joueurs cités lui ont déjà offert le leur, tout comme Jérémy Blayac, Abdallah N’Dour ou Baptiste Guillaume. Son but : avoir toute la panoplie des maillots du RCSA. Cette saison, il ne lui manquera que le blanc des matches à l’extérieur.

Avec Vincent Nogueira.
Avec Vincent Nogueira. - J.P. Choeur

Autant de tenues glanées par le tandem père-fille motivé par la même passion : « Quand on m’a dit que j’allais avoir une fille, je me suis dit que ça allait être compliqué (Rire). Et puis, finalement je ne la force à rien. En dehors du Racing, elle ne regarde pas tellement le foot. Elle fait sa vie ».

Une petite fille quand même

Halte aux clichés : la petite Léa aime le Racing mais n’est pas un garçon manqué pour autant. Il suffit d’entrer dans sa chambre pour s’en rendre compte : les maillots prennent place à côté des robes de princesses. Loin des tons bleus du Racing, sa chambre est davantage rose Hello Kitty. Avec un nombre incroyable de peluches, Lego et autres figurines Toy Pop. « Ma fille est atteinte de collectionnite aiguë », sourit son père.

En matière de maillots de foot néanmoins, la petite fille est devenue une experte. Elle sait reconnaître les faux et ceux vendus en boutique : « Ça se voit au flocage. Je sais où doit être placé le patch. Et puis les maillots portés par les joueurs sont plus cintrés que les maillots boutique », explique-t-elle sereinement.

Plus tard, Léa voudrait devenir journaliste sportive (« enfin, du Racing ») ou architecte d’intérieur. Plutôt que le réaménagement du stade de la Meinau, on aurait davantage proposé à celle qui adore les tenues de footballeurs et qui leur offre des dessins, de croquer les futurs maillots du club strasbourgeois.