VIDEO. Fermeture de Fessenheim: Le conseil d’administration d'EDF valide l'accord d'indemnisation

NUCLEAIRE Le conseil d’administration d’EDF a approuvé ce mardi matin le protocole d’indemnisation du groupe préalable à la fermeture anticipée de Fessenheim en 2018...

20 Minutes avec AFP

— 

La centrale nucléaire de Fessenheim va bien fermer en 2018, après la validation du protocole d'indemnisation du groupe EDF, ce mardi 24 janvier 2017.
La centrale nucléaire de Fessenheim va bien fermer en 2018, après la validation du protocole d'indemnisation du groupe EDF, ce mardi 24 janvier 2017. — G. VARELA / 20 MINUTES

Cette journée de mardi s’annonçait décisive pour l’avenir de la centrale de Fessenheim. D’après une source de l’AFP, le conseil d’administration d’EDF réuni ce matin a approuvé de justesse le protocole d’indemnisation du groupe préalable à la fermeture anticipée de Fessenheim, avec de nouvelles garanties pour l’électricien.

>> A lire aussi : Fessenheim: Fermera? Fermera pas? Les atermoiements du gouvernement en 5 GIFS

Conclu l’an dernier, l’accord financier entre EDF et l’Etat préalable à la fermeture de la centrale nucléaire prévoit déjà une indemnisation de 446 millions d’euros. Si 100 millions d’euros seront versés lors de l’arrêt de la centrale, le solde comportera lui une part variable, en fonction d’un éventuel manque à gagner pour EDF jusqu’en 2041.

>> A lire aussi : Les travaux de l'EPR de Flamanville touchent à leur fin

Parmi les autres contreparties obtenues, EDF disposera d’une prolongation de l’autorisation de création de l’EPR de Flamanville (qui sera dépassée en avril prochain à cause du retard des travaux). Le groupe pourra aussi redémarrer le deuxième réacteur de la centrale de Paluel qui est à l’arrêt depuis mai 2015 en Seine-Maritime.

Un accord pour une indemnisation de 446 millions conclu en 2016

L’arrêt de Fessenheim est pour sa part fixé à l’horizon 2018 (ainsi que François Hollande s’y était engagé), lorsqu’EDF prévoit de mettre en service l’EPR de Flamanville, dans la Manche. Avant cela, le conseil d’administration devra néanmoins voter l’abrogation de l’autorisation d’exploiter la centrale, et le gouvernement déposer un décret en ce sens.

>> A lire aussi : Fessenheim: EDF pourrait être indemnisé à hauteur de 400 millions d'euros

Devant les craintes d’un tel dénouement, les syndicats des salariés de la centrale alsacienne avaient lancé dès lundi un mouvement de grève de 48 heures pour lutter contre cette  fermeture annoncée. En signe de protestation, la ville a même été plongée dans le noir pour un rassemblement aux flambeaux mardi soir.