VIDEO. Lorraine: Un patron jugé pour menaces et injures racistes contre son employé

JUSTICE La scène, au cours de laquelle le patron d’une PME lorraine évoque une décapitation, avait été filmée par son salarié…

Alexia Ighirri

— 

VIDEO. Lorraine: Un patron jugé pour menaces et injures racistes contre son employé (Illustration)
VIDEO. Lorraine: Un patron jugé pour menaces et injures racistes contre son employé (Illustration) — M.LIBERT/20 MINUTES

Le patron d’une entreprise de nettoyage d’Hauconcourt, en Lorraine, est renvoyé en correctionnelle pour injures à caractère racial. Le prévenu comparaît ce mardi devant le tribunal correctionnel de Metz, pour avoir proféré des injures racistes et des menaces contre son employé qui avait alors porté plainte.

Une violente altercation qui s’était déroulée le 13 juillet sur le parking de la société. La scène avait été filmée par le téléphone portable de Mustafa, salarié depuis deux ans de cette PME lorraine, et qui a été diffusée notamment à la télévision dans l’émission de France 2 Complément d’enquête lors d’un reportage intitulé Mon patron préfère les Blancs.

>> L’extrait vidéo de Complément d’enquête sur France 2

Video. Complément d’enquête. Un patron à son salarié : « Je n’aime pas les Arabes »

Pendant une trentaine de minutes, l’employé va subir un déluge d’insultes. Au départ, son patron lui reproche une faute mineure, sur la quantité d’eau que contient la citerne de son camion. Très vite cependant, les propos de son supérieur vont prendre une autre tournure.

« Prendre un Arabe et le mettre en haut de mon bâtiment »

Dans la vidéo, on entend en effet le patron, qui ne se cache pas de ne « pas aimer les Arabes », s’en prendre à la « djellaba de merde » et « la gonzesse de merde » de son salarié. Ce dernier n’arrive pas à se faire entendre : « Ferme ta grande gueule, le coupe son supérieur. Mustafa, tu rentres dans le rang ou tu dégages. »

L’échange violent se poursuit. Le patron, aujourd’hui prévenu, va jusqu’à parler de décapitation : « Depuis que le patron s’est fait trancher la gorge [lors d’un attentat en Isère en juin 2015], j’en ai jusque-là ! J’ai envie de prendre un Arabe et de crac, le mettre en haut de mon bâtiment ».