Strasbourg: L’application Scoledge pour simplifier et moderniser les relations entre étudiants et professeurs

TECHNOLOGIE Conçue à Strasbourg, Scoledge veut favoriser la communication entre les étudiants, leurs professeurs et même l’administration de leur établissement…

Alexia Ighirri

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Strasbourg le 8 novembre 2016. Guillaume Nominé. Fondateur de Scoledge, l'application qui veut simplifier les relations de travail entre étudiants et professeurs
Strasbourg le 8 novembre 2016. Guillaume Nominé. Fondateur de Scoledge, l'application qui veut simplifier les relations de travail entre étudiants et professeurs — G. Varela / 20 Minutes

Entre vos dernières notifications Snapchat ou Instagram, une alerte sur votre téléphone portable qui vous rappelle que la deadline de votre devoir approche. Avouez que c’est quand même bien pratique, ou du moins dans l’air du temps. C’est désormais possible avec Scoledge. L’étudiant peut aussi voir sur son mobile la mise à jour automatique de son emploi du temps, et le professeur pourra lui en un clic partager ses cours instantanément.

Voilà quelques-uns des services de cette application gratuite et interactive. Disponible sur mobile, tablette et ordinateur, elle vise à améliorer la relation entre les professeurs, les étudiants et l’administration des établissements scolaires, grâce à un espace de travail virtuel, collaboratif et moderne.

Conçue par deux étudiants strasbourgeois

Elle a été imaginée par deux Strasbourgeois de 23 ans, Guillaume Nominé et Billy Shen, lorsqu’ils étaient étudiants à l’Ecole nationale supérieure d’informatique pour l’industrie et l’entreprise de Strasbourg (Ensiie). Après une bonne année de maturation et de tests dans leur établissement et dans une école d’ingénieurs à Cergy-Pontoise, l’application « vit sa première rentrée », dixit Guillaume Nominé.

Aujourd’hui, l’application compte déjà près de 2.000 utilisateurs et plus de 45.000 messages échangés depuis la rentrée de septembre. Soixante-cinq établissements ou formations, françaises mais pas que, sont enregistrés.

« Les outils proposés étaient "has been" »

Ils ont tous accès à leur propre espace virtuel, que va alimenter l’ambassadeur de l’établissement (un professeur ou un étudiant) et sa communauté. Avec une partie de discussion entre membres puis des sous-groupes thématiques selon les cours ou l’actualité de l’établissement.

« On a fait le constat que les outils proposés étaient has been et ne répondaient plus aux besoins des étudiants, poursuit Guillaume Nominé. Les professeurs s’en plaignaient aussi, de même que l’administration qui n’était pas sûre que ses mails arrivaient aux étudiants ».

À la recherche de financements externes

L’idée plaît et Scoledge a déjà gagné en crédibilité en remportant plusieurs prix : le Trophée Numéric’Alsace, le concours de l’étudiant entrepreneur du SEMIA ou encore le Kit Shadok organisé par l’Eurométropole de Strasbourg et Alsace Digitale. Passant ainsi de projet scolaire à start-up. C’est même l’une des dix start-up françaises spécialisées dans l’éducation (EdTech) à suivre selon L’Etudiant.

Ses fondateurs sont aujourd’hui à la recherche de financements externes afin d’accélérer son développement, de pouvoir avancer sur de nouvelles options comme la visioconférence, mais aussi d’agrandir l’équipe (aujourd’hui formée par quatre personnes) avec l’embauche d’un commercial.