Tennis: Si la Fed Cup a lieu à Strasbourg, c’est parce que la ville est la capitale française du tennis féminin

SPORTS Le Rhenus de Strasbourg accueille la finale de la Fed Cup opposant la France à la République Tchèque les 12 et 13 novembre…

Alexia Ighirri avec Bruno Poussard

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Strasbourg , capitale du tennis féminin (Archives, Mladenovic au tournoi des IS)
Strasbourg , capitale du tennis féminin (Archives, Mladenovic au tournoi des IS) — G. Varela / 20 Minutes

Capitale alsacienne, européenne, de Noël, des vélos… Strasbourg peut ajouter une ligne à son CV (ou une corde à sa raquette) : capitale française du tennis féminin. Un statut qu’il est logique de rappeler au moment d’accueillir la finale de la Fed Cup qui opposera la France à la République Tchèque les 12 et 13 novembre.

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« On se sent comme à la maison », « on a retrouvé nos repères ». Alizé Cornet et Kristina Mladenovic ne s’y trompent pas : pour leur finale, les joueuses françaises sont en terrain connu. Elles ont déjà toutes participé – voire gagné pour certaines comme Alizé Cornet (2013) ou Caroline Garcia (2016) – aux Internationaux de Strasbourg, tournoi majeur français qui va célébrer ses 30 ans.

« Un juste retour »

Son directeur Denis Naegelen a d’ailleurs beaucoup œuvré en coulisses pour que Strasbourg obtienne l’organisation de cette compétition, selon la capitaine des Bleues Amélie Mauresmo : « C’est un juste retour des choses de revenir ici. »

Le principal intéressé savoure : « C’est une très grande satisfaction. Strasbourg est plus que jamais la capitale du tennis féminin. Mais on ne va pas s’arrêter là. Avoir la Fed Cup n’est pas l’aboutissement mais une étape pour aller plus loin. »

Alizé Cornet prévient néanmoins, si Strasbourg a été choisie par l’équipe, « ce n’est pas que pour les IS. C’est une ville dynamique qui a de beaux projets et de belles idées. »

Un public connaisseur

Reste que la région est une terre de tennis féminin. Dans les 244 clubs d’Alsace, 38 % des pratiquants sont des filles (contre 30 % en France), chiffre Lionel Mangold. Le secrétaire général de la Ligue Alsace de tennis admet toutefois que la reconnaissance du tennis féminin est « une lutte à mener. Sur la place fédérale, on nous demande souvent pourquoi en Alsace on n’a pas de grand tournoi messieurs. Mais on a quand même le premier tournoi féminin de France derrière Roland Garros ! C’est un choix. »

Avec, du coup, un public connaisseur qui a répondu présent pour ce week-end : « Au premier tour à Marseille, on a eu du mal à attirer 3.500 spectateurs dans une salle de plus de 5.000 places, alors que là, tout (environ 6.000 places par jour) est parti en 24 ou 48 heures », se réjouit Sébastien Hette, directeur adjoint de la Fédération française de tennis en charge des Equipes de France. Ne reste qu’aux joueuses d’apporter leur titre à l’édifice de cette capitale.