Des membres d'Animalsace et le président de l'Unistra Michel Deneken le 8 novembre 2016 à Strasbourg
Des membres d'Animalsace et le président de l'Unistra Michel Deneken le 8 novembre 2016 à Strasbourg — G. Varela / 20 Minutes

SOCIETE

Strasbourg: Le président de l’université interpellé par une association sur le «commerce des singes»

Des membres de l’association protectrice des animaux Animalsace ont apostrophé le président de l’université de Strasbourg pour parler du centre de primatologie appartenant à l’université…

Ils étaient une quinzaine, tout autant que les personnes venues écouter le président par intérim de l’université de Strasbourg (Unistra), Michel Deneken, lors d’une réunion électorale pour la présidence. Les membres de l’association Animalsace, une association protectrice des animaux, ont au moment des questions libres « demander des comptes » au sujet du centre de primatologie (CdP) situé à Niederhausbergen (Bas-Rhin), et appartenant à l’Unistra.

Un centre contesté par les associations

Voilà des années que le centre de primatologie suscite l’aversion d’associations militantes protectrices des animaux et que les manifestations, les grèves de la faim et les pétitions, s’enchaînent. En venant directement apostropher le président par intérim de l’Unistra, les membres d’Animalsace se sont également adressés à l’ancien président de Adeuis/SILABE (Simian Laboratory Europe), situé sur le site du centre de primatologie, et à qui ils reprochent en autre de faire le commerce de singes pour les laboratoires et de ne pas divulguer certains documents concernant le SILABE.

>> A lire aussi : Nouvelle colère des associations protectrices des animaux contre le centre de primatologie

Le but n’est pas le commerce des singes mais l’étude et la recherche

Des reproches qu’a réfutés le président de l’université rappelant que le centre est voué à l’étude comportementale des primates et à la formation d’étudiants et de professionnels destinés à la recherche, aux soins ou à la protection des singes mais que cela coûte de l’argent, justifiant ainsi la vente de certains singes à des laboratoires de recherches scientifiques. « Le but n’est pas le commerce des singes mais l’étude et la recherche. » Avant de préciser que « tous les labels du CdP donnent au centre toute la légalité ayant cours en France et qui vont même au-delà de ce qui est exigé en Europe ».

Dans un dialogue de sourd qui dure depuis des années, les militants se sont groupés autour du président de l’Unistra, arborant des pancartes dénonçant le « commerce des singes » avant de quitter l’amphithéâtre. D’autre part, une lettre ouverte a été envoyée par l’association aux candidats aux prochaines élections de l’université pour « les informer » et leur demander de prendre position.