Football: L'OM, Strasbourg et maintenant Erstein en DH... Comment en es-tu arrivé là Jean-Philippe Sabo?

SPORTS Sans club depuis sa fin de contrat avec Strasbourg en juin, l’ancien footballeur du Racing formé à Marseille s’est engagé avec Erstein en Division d’Honneur…

Alexia Ighirri

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Jean-Philippe Sabo dans les tribunes de la Meinau à Strasbourg (Archives)
Jean-Philippe Sabo dans les tribunes de la Meinau à Strasbourg (Archives) — Floreal Hernandez

Jean-Philippe Sabo, mais que vas-tu faire en Division d’Honneur ? Il y a quelques jours, on apprenait que l’ancien footballeur de Strasbourg, sans club depuis juin, s’était engagé avec l' AS Erstein en DH.

Et, avec tout le respect que l’on doit à Erstein et son club de foot, tout le monde n’a pas compris ce mouvement du gaucher de 29 ans.

Bon, la réponse est évidente : à Erstein, il vient pour jouer au foot. « A mon retour de vacances en juillet, j’ai demandé à des clubs de la région si je pouvais m’entraîner. Certains ont refusé. Erstein a accepté de m’intégrer. Je me suis bien fondu dans le groupe, c’est intéressant d’être dans un collectif. Ça me permet de retrouver un rythme de compétition. J’ai joué mon premier match dimanche (contre Hégenheim, 0-0), et j’ai déjà vu que les entraînements, ce n’est pas vraiment la même chose que les matchs », sourit le joueur formé à l’OM, passé par Montpellier ou Ajaccio avant d’arriver à Strasbourg en 2012.

« Je voulais jouer au-dessus »

Dans une carrière il faut avoir du talent, c’est certain. Mais aussi être là au bon endroit au bon moment. Malheureusement pour Jean-Philippe Sabo, ça n’a pas forcément été le cas cet été. Il raconte en toute franchise : « J’ai eu une discussion avec le président (d'Erstein), qui souhaitait me garder. Mais les choses ont été claires : moi je voulais jouer au-dessus. Je recherchais encore un challenge en National. J’avais deux, trois contacts, mais les choses n’ont finalement pas bougé. »

Avant ces explications, on avait d’abord cru que derrière cette signature dans un club de DH se profilait un projet de reconversion. Ce n’est pas d’actualité, assure le footballeur qui se définit comme « optimiste ». « A 29 ans, j’ai encore espoir de jouer trois, quatre ans à un niveau élevé. Je sors d’années satisfaisantes, voire très satisfaisantes selon les saisons, avec Strasbourg. »

Un engagement moral

A Erstein, l’ancien strasbourgeois n’a finalement qu’un « engagement moral : d’apporter un plus, de donner le meilleur au club qui m’a ouvert grand ses portes. Mais on est d’accord, entre nous, que si un club de National vient taper à la porte… »

C’est en National qu’il a disputé, l’an passé,ses derniers matchs (12 sur la saison) avec le Racing. Tandis qu’il cherchait un club, il regardait son ancienne équipe et ses amis commencer leur saison en Ligue 2. « Ça a été difficile à vivre comme quand je suis parti de l’OM avant de venir à Strasbourg : j’étais quelques mois sans club, je me maintenais en forme avec un préparateur physique. Là c’est un peu plus facile puisque j’ai réussi à intégrer un groupe », explique-t-il.

Il est allé quelques fois voir un match au stade de la Meinau, non sans un petit pincement au cœur : « J’ai mis ma rancœur de côté. Après tout, je n’en veux pas à mes potes, ils n’ont rien à voir dans l’histoire. C’était difficile de devoir partir de Strasbourg, sans explication. Mais c’est passé ».

« Si c’est nécessaire pour rebondir »

La différence de niveau entre ce qu’il a connu et ce qu’il découvre aujourd’hui ne semble pas le perturber. « Ce n’est pas le même foot : c’est plus physique, il y a moins d’espaces », détaille le gaucher. Le rythme des entraînements n’est plus pareil non plus : « Cette semaine, on a eu trois entraînements et un match, ça reste très correct. Mais ils sont moins gérés par rapport à la fatigue des joueurs contrairement aux plus hauts niveaux. »

Il continue, sourire en coin : « C’est quelque chose de totalement différent. Je rentre à la maison, je lave mes affaires d’entraînements. C’est nouveau mais pas déplaisant. Le principal c’est que je puisse jouer au foot. Si c’est nécessaire pour rebondir, eh bien il faut le faire. » Et rebondir, Jean-Philippe Sabo le souhaite en France ou à l’étranger.

 

Jean-Philippe Sabo
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