VIDEO. Strasbourg: On a assisté à l'arrivée rocambolesque du nouveau tram

TRANSPORTS La nouvelle rame du tram Citadis est enfin arrivée à Strasbourg après quelques détours dans l’agglomération…

Gilles Varela

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Arrivée de la nouvelle rame de tram Citadis de la CTS. Strasbourg le 3 octobre 2016. Lancer le diaporama
Arrivée de la nouvelle rame de tram Citadis de la CTS. Strasbourg le 3 octobre 2016. — G. Varela / 20 Minutes

Tout le monde était sur son 31 pour accueillir dans les entrepôts de la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) la nouvelle rame de tram Citadis avec son nouveau look, ce lundi matin : la direction de la compagnie, son président Alain Fontanel, des membres d’Alstom, un responsable allemand, des techniciens, de nombreux journalistes… Mais 1h30 plus tard, le convoi, constitué de deux semi-remorques transportant chacun la moitié de la rame, long de 45 mètres et pesant au total 55 tonnes, avait quelques problèmes.

Arrivée de la nouvelle rame de tram Citadis de la CTS. Strasbourg le 3 octobre 2016.
Arrivée de la nouvelle rame de tram Citadis de la CTS. Strasbourg le 3 octobre 2016. - G. Varela / 20 Minutes

 

Parti depuis cinq jours de l’usine Alstom de La Rochelle, le convoi a connu pour ses derniers kilomètres quelques mésaventures. Trop haut (plus de 4,5 mètres), trop long, le convoi exceptionnel n’a pas pu emprunter l’itinéraire initialement autorisé par la préfecture.

Marche arrière avant un pont

Partis à sa rencontre, en attendant qu’un nouveau trajet ne soit décidé, des journalistes et le président de la CTS sont partis à la « chasse au tram » dans les rues des quartiers de Cronenbourg et d’Hautepierre. Dans l’impossibilité de passer sous un pont, route d’Oberhausbergen, les semi-remorques ont dû faire marche arrière et ne sont finalement arrivés que peu avant midi à destination.

S’en est suivie une longue et très consciencieuse mise en place de 1h30 sur une rampe de descente de la première partie du tram qui a touché le sol strasbourgeois vers 13h30.

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Mais à quoi il ressemble finalement ?

Au premier regard, la nouvelle rame interpelle par la présence des grandes parois et portes vitrées. Si les lignes générales ne sont pas sans rappeler les anciennes rames, le « nez » de la rame, pour lequel près de 10.000 personnes ont voté sur internet, structuré, au pare-brise en trois parties, fait penser au cockpit d’un avion de chasse pour certains, ou encore à un masque de plongée pour d’autres.

Autres particularités : un troisième phare sur la partie haute de la cabine de pilotage et des diodes le long du tram ont été installés afin de pouvoir être en conformité avec la réglementation en vigueur sur le territoire allemand. Affecté prioritairement sur la ligne D du tram, il sera, avec la nouvelle extension vers Kehl, le premier tram assurant une liaison franco allemande. Mais rassurez-vous, il peut également circuler sur le reste du réseau de l’Eurométropole.

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Il faudra encore attendre un peu pour l’emprunter

A l’intérieur, les allées sont plus grandes pour faciliter la circulation des passagers et les aménagements ont spécialement été conçus pour les personnes à mobilité réduite. Malgré une capacité renforcée (288 places contre 270 actuellement sur les Citadis), l’ensemble peut apparaître spartiate et les couleurs des sièges jaunes, bleu, ou violets ne sont pas révolutionnaires.

Onze autres rames ont été commandées et seront livrées à l’unité de production de Cronenbourg. Après être assemblée, la rame arrivée ce lundi va être équipée des derniers matériels embarqués comme des écrans d’information voyageurs. Puis des essais vont êtres réalisés dès la fin du mois et elle devrait mise en service commercial en avril.