Basket: Pourquoi on veut continuer à croire en la SIG, qui débute sa saison en ProA face au Mans

SPORT Strasbourg affronte Le Mans dimanche 25 septembre pour le compte de la première journée de championnat de ProA…

Alexia Ighirri

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Pourquoi on veut continuer à croire en la SIG, qui débute sa saison en ProA (Archives, SIG vs Galatasaray Eurocup Jeremy Leloup)
Pourquoi on veut continuer à croire en la SIG, qui débute sa saison en ProA (Archives, SIG vs Galatasaray Eurocup Jeremy Leloup) — G. Varela / 20 Minutes

On aurait pu écrire un article sur la nécessité pour la SIG de rebondir après sa contre-performance « inexcusable », dixit son président Martial Bellon, contre Lille (ProB) en Coupe de France mardi (87-86). Ou ressasser une nouvelle fois les mauvais souvenirs de cette finale de play-offs de ProA encore perdue. On a finalement choisi de se ranger du côté des centaines de supporters venus au Rhenus mercredi soir pour saluer leur équipe lors d’une soirée de gala marquant le début de saison. Et de ce côté, à l’approche du premier match de Strasbourg en championnat face au Mans ce dimanche, on trouve les arguments pour croire cette saison encore en la SIG.

Parce qu’il y a de l’ambition. Ne demandez plus au président du club un pronostic sur la finale et le titre en ProA, « nous figurons dans le top 4 de la ProA selon les spécialistes ». Voilà l’objectif pour le championnat de France. Parce que la SIG, engagée en Basket Champions League, a aussi une ambition pour la scène européenne, sur laquelle elle veut être de plus en plus compétitive sportivement, mais aussi économiquement. De quoi continuer à « la faire grandir », selon les termes du coach Henrik Dettmann.

Parce qu’il y a un engouement. Certains ont peut-être baissé les bras en juin après la quatrième défaite en finale. Mais les fidèles sont là : « Il y a 250 abonnés secs de plus que l’an dernier », chiffre Martial Bellon. Entre les abonnés, les places réservées par les collectivités et entreprises ou encore les places VIP, 3.030 places sont d’ores et déjà vendues pour tous les matchs. Soit la moitié du Rhenus, un record. Et la rencontre face à l’Asvel dimanche 2 octobre pourrait bien se jouer à guichets fermés.

Parce que l’équipe n’est pas encore à son meilleur niveau. De nouveaux joueurs, un nouveau coach, un nouveau système de jeu et des joueurs blessés ou retenus un certain temps avec leur équipe nationale. Voilà les conditions qui ont un peu perturbé la préparation strasbourgeoise. Tout ne peut donc pas être (encore) parfait. Un joueur devrait venir renforcer l’équipe, probablement mi-octobre. Mais avant, « on doit mettre un collectif en place, on doit trouver des automatismes. Il va falloir être patient », dixit Jérémy Leloup, le capitaine strasbourgeois. Et Martial Bellon de conclure : « Il faut raisonner sur une saison. »

Parce que cette équipe est sympa. Si on en croit différents échos, l’ambiance est bonne dans les rangs de la SIG. Il paraît même que les plaisanteries fusent au Rhenus sur la situation -pourtant délicate- du coach qui se déplace avec des béquilles depuis un accident avec un automobiliste à Nancy. Lui-même en rigole : tantôt à s’excuser de la lenteur de ses déplacements, tantôt à raconter comment il a fait connaissance avec les voitures en France. Ses joueurs sont tout aussi sympas :  deux d’entre eux sont même allés jusqu’à rendre visite à une famille pour lui livrer des abonnements.

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