Un oeil sur la programmation internationale du Festival.
Un oeil sur la programmation internationale du Festival. — Capture d'écran / FEFFS.

Cinéma

Strasbourg: Quelques tuyaux pour se retrouver dans la programmation du Festival européen du film fantastique

Après la soirée d'ouverture vendredi, 20 Minutes fait le point sur les films à voir jusqu'au 25 septembre pendant la 9e édition du Festival européen du film fantastique, compétition reconnue et attendue...

Lorsqu’on évoque le Festival européen du film fantastique de Strasbourg (FEFFS), c’est souvent pour parler des originaux événements organisés dans le cadre du rendez-vous cinématographique de la rentrée. A un an de souffler sa dixième bougie, le festival est pourtant plus que jamais une compétition reconnue en Europe et même au-delà.

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La preuve, les Strasbourgeois, membres de la Fédération européenne du fantastique, ont notamment réussi à attirer deux mythes cette année. Avec d’un côté William Lustig, « réalisateur culte, grand défenseur du cinéma de genre », et de l’autre Dario Argento, « chantre d’un certain âge d’or du cinéma de genre italien à la créativité foisonnante », aux yeux de Daniel Cohen, à la tête de la prog' artistique du festival lancé par un Daniel Radcliffe fantomatique vendredi.

Douze films en catégorie internationale, sept en crossovers

Entre les rétrospectives de ces derniers, les projections de minuit ou  en extérieur, puis les courts et les longs-métrages, le choix est encore vaste cette année, marquée par un apéro zombie samedi. Cœur historique du festival, la catégorie internationale accueille douze films, et sept sont en crossovers, des films noirs au-delà du fantastique (en compétition pour la première fois).

Fruit d’un long travail de recherche aux quatre coins de la planète, toutes les productions en compétition sont diffusées en avant-première. « On a toujours eu un regard international, sur des films qui n’avaient pas forcément de distributeur en France, rappelle Daniel Cohen. On voulait montrer des films que l’on ne pouvait pas voir chez nous. »

Des films venus d’Inde, Etats-Unis, Corée, Belgique…

Les programmateurs ne se limitent pas à l’Europe ou aux Etats-Unis. « On essaye de trouver les meilleurs synopsis, donc on regarde partout, insiste Daniel Cohen. Après, les Anglo-Saxons et les Asiatiques sont assez prolifiques. » Entre le film d’animation Seoul Station, le thriller indien Psycho Raman ou Under the shadow en persan, il y a de quoi se dépayser jusqu’au 25 septembre !

Le spectre des réalisateurs retenus est tout aussi large. Entre le tout dernier film du très connu Rob Zombie (31), et le tout premier de Julia Ducournau (Grave), présenté lors de la semaine de la critique à Cannes, il y a en pour tous les goûts. Et si le Méliès d’Argent (le seul qualificatif, en France, au prix européen du Film fantastique) est attendu, il n’est pas le seul.

Des films politiques, d’anticipation ou des mythes

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Parmi les titres à remettre, vous pouvez également jouer au jury - au milieu de William Lustig, du romancier suédois John Ajvide Lindqvist, de l’acteur Brontis Jodorowsky et de la réalisatrice Veronika Franz - pour le prix du public. Et pour s'y retrouver, quoi de mieux que l’avis plus que pointu du programmateur, habitué aux très nombreux visionnages et déplacements ?

Et Daniel Cohen a ses coups de cœur, entre le mexicain We are the flesh, « transgressif mais au contenu très politique », le Creative control de Benjamin Dickinson, « où des publicitaires n’arrivent plus à différencier le monde réel de la réalité augmentée », ou encore l’américain The love witch, « qui raconte l’histoire d’une sorcière utilisant un élixir pour séduire ».

Quant aux mythes des rétrospectives - où un hommage à David Bowie n’est pas oublié -, Daniel Cohen recommande Profondo Rosso de Dario Argento, diffusé en version restaurée par la cinémathèque de Rome. L’ensemble du programme est là, preuve que le FEFFS ne se limite pas aux Dents de la mer à la piscine, ni à la zombie walk.