La page Facebook "Tout le Bas-Rhin" a plus de 102.600 abonnés. Elle est la deuxième départementale de France.
La page Facebook "Tout le Bas-Rhin" a plus de 102.600 abonnés. Elle est la deuxième départementale de France. — B. Poussard / 20 Minutes.

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Alsace : Pourquoi le Bas-Rhin est (presque) le meilleur département de France sur Facebook, avec plus de 100.000 abonnés

Du haut de ses bientôt 103.000 likes sur Facebook, le Bas-Rhin a la deuxième page départementale la plus suivie de France. Le fruit d'une stratégie approfondie depuis quatre ans...

Selon le dernier recensement, le Bas-Rhin compte 1,1 million d’habitants. La page Facebook « Tout le Bas-Rhin », elle, aura bientôt 103.000 likes. Faites le calcul, vous êtes donc près de 10 % de Bas-Rhinois à suivre l’actualité du Conseil départemental sur le premier réseau social planétaire. Pourtant pas la publication la plus sexy…

Si l’ancien conseil général du 67 se positionne au deuxième rang national des abonnés Facebook ( derrière la Haute-Savoie, mais loin devant tous les autres départements), c’est surtout grâce à une ligne clairement établie, comme tout vrai média. Définie sur un an, la stratégie se veut plus libre, moins institutionnelle que sur le site bas-rhin.fr.

Publications plus drôles, moins conventionnelles que le site officiel

La promotion du département, sa culture, ses services et ses événements a beau rester le même objectif, les publications sont donc souhaitées « moins conventionnelles qu’un site web, plus proches des gens », prolonge Maryne Muller, assistante community management. D’où un côté jeune, visuel, parfois drôle et punchy…

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Mais la page « Tout le Bas-Rhin » parle à tous - ses fans, en majorité des filles, ont de 25 à 64 ans. Pour cela, ses administratrices veillent. « On scrute partout, les actualités sportives, celles des autres collectivités, des associations, des médias… liste Marion Trips, chargée de booster l’ensemble des réseaux sociaux du département. Et puis en faisant remonter des informations, ça nous permet de viser un public plus large. »

La devanture de la page Facebook
La devanture de la page Facebook - Capture d'écran / Page Facebook Tout le Bas-Rhin.

Des plus petits ou plus gros événements, la clé du succès

Les deux community managers ne laissent rien passer, pas un message privé. « Notre page est liée au territoire dans son ensemble, il ne s’agit pas de donner seulement nos informations, mais de promouvoir aussi les actions plus petites », commente Marion Trips, du service des nouveaux médias.

Elles répondent à tous, et relayent un maximum. En variant les types d’événements, histoire de ne laisser sur le côté ni les jeunes, ni les moins jeunes. « Mettre en avant les gens, montrer qu’ils ont de l’importance rend aussi le département accessible », justifie Maryne Muller, pourtant… d'origine haut-rhinoise !

Une stratégie clairement établie en 2012 à l’origine du boost

Née en 2008-2009 sous l’impulsion du rédacteur en chef du magazine de la collectivité, « Tout le Bas-Rhin », la page a pris de l’avance. Sans pour autant en profiter. En fait, c’est seulement en 2012 qu’elle a commencé à s’envoler, lorsque Marion Trips, alors stagiaire, en a pris les commandes, avec une relative carte blanche au début.

« On a beaucoup essayé, en jouant sur les publications, les jours et les horaires, puis on a vu ce qui marchait, se souvient-elle. Tout en restant lié au plan de communication du département et de ses grands événements, la promotion de la richesse du territoire s’est imposée au cœur. Et on a voulu la jouer plus ludique sans faire que des blagues. »

La culture alsacienne comme vecteur le plus porteur

Sans faire appel à des experts digitaux extérieurs, le Bas-Rhin a donc trouvé son identité sur Facebook. De 11.000 à l’époque, « Tout le Bas-Rhin » a passé les 90.000 likes en janvier, et les 100.000 (célébrés jeudi dernierau sein de la Maison du département) en juillet. « Depuis, ça ne fait qu’augmenter », insiste Maryne Muller. C'est que la stratégie est payante.

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Mettre en avant la culture alsacienne permet de battre des records, « là où l’appartenance des gens se revendique », analyse Marion Tripps. Son assistante de communication conclut : « Quand notre photographe part en reportage à la Volerie des aigles et qu’on poste une cigogne dans un nid, ça marche ». Toujours des choses à découvrir dans tout le Bas-Rhin…