Strasbourg : Tous les prévenus relaxés au terme du procès de l'amiante au Parlement européen

Justice Tôt ce jeudi matin, le tribunal correctionnel de Strasbourg a décidé de prononcer la relaxe des trois prévenus dans l'affaire de l'amiante au Parlement européen...

B.P.

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Réalisés en 2013 dans le plus vieux bâtiment du Parlement européen, les travaux s'étaient poursuivi deux semaines malgré la suspicion de présence d'amiante. (Archives)
Réalisés en 2013 dans le plus vieux bâtiment du Parlement européen, les travaux s'étaient poursuivi deux semaines malgré la suspicion de présence d'amiante. (Archives) — G. VARELA / 20 MINUTES

Relaxe générale. Attendu ce jeudi, le jugement du procès de la pollution à l’amiante au Parlement européen est bien tombé en début de matinée, ainsi que le relaye notamment France Bleu Alsace. Les trois prévenus, maître d’œuvre, entreprise de plâtrerie et bureau responsable de la sécurité du chantier sont ainsi relaxés.

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Après avoir comparu pour « mise en danger d’autrui par la violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence » du 25 au 27 mai dernier (à cause, notamment, du grand nombre de parties civiles, 322), le tribunal correctionnel de Strasbourg a donc estimé qu'il n'y avait pas d'infraction caractérisée des prévenus.

Au moins 300 personnes exposées aux fibres cancérogènes

Le procureur Sébatien Hauger avait, lui, requis la relaxe pour l’architecte d’intérieur Marie-Delphine Dochain, mais 20.000 € d’amende avec sursis contre la société de plâtrerie Stenger et Staff et trois mois de prison avec sursis contre Patrick Kuhn de la société Veritas, bureau spécialisé dans la coordination de sécurité et de protection de la santé.

Suspectée en février 2013 après le démontage sans aucune précaution du coffrage de piliers porteurs sur le chantier de l’ancien « bar des chauffeurs », la présence d’amiante dans le plus vieux bâtiment du Parlement européen a été confirmée par des analyses deux semaines plus tard. Resté accessible pendant ce temps, le site a probablement laissé entre 300 et 1.600 personnes exposées aux fibres cancérogènes.