Strasbourg : Comment devient-on champion de « Super Mario Kart » ?

JEUX VIDEO Pour la première fois, le championnat du monde de « Super Mario Kart » aura lieu à Strasbourg dans le cadre de l’événement « Start To Play »…

Alexia Ighirri

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Comment devient-on champion du monde de Super Mario Kart (Illustration)
Comment devient-on champion du monde de Super Mario Kart (Illustration) — AP/SIPA

Les Jeux olympiques terminés, place à une autre grande compétition internationale. Et c’est à Strasbourg que ça se passe. Du 24 au 28 août, la capitale alsacienne accueille pour la première fois le championnat du monde de Super Mario Kart, dans le cadre du festival du jeu vidéo organisé par Ludus Events.

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La compétition, proposée en partenariat avec la Fédération française de Super Mario Kart, va attirer environ 60 participants dont une quinzaine de joueurs français et trois Américains. « Il y a vraiment un super-niveau, ce sera impressionnant à voir », promet Mathieu Bernhardt de Ludus Events, qui espère voir entre 500 à 1.000 personnes se presser à la salle de la Bourse durant cet événement (gratuit) qui propose aussi d’autres animations.

Travail au long terme

Mais au fait, comment peut-on devenir champion du monde de Super Mario Kart ? Eh bien, en faisant chauffer les manettes. « Il y a de l’entraînement. Plus de dix ans maintenant pour moi sur Super Mario Kart. C’est un travail au long terme de s’entraîner sur toutes les courses, d’essayer d’améliorer son chrono », indique Florent Lecoanet.

A 32 ans, ce Rennais employé du rectorat est six fois champion du monde du célèbre jeu vidéo. « Quand j’ai commencé, j’étais étudiant, j’avais donc plus de temps à dégager pour le jeu. Je jouais trois, quatre heures par jour, pendant plusieurs années. J’avais tout à apprendre. Ça m’a servi à me hisser au plus haut niveau. Je peux maintenant en faire un peu moins et ne travailler que certains aspects », poursuit celui qui viendra remettre son titre en jeu dans quelques jours à Strasbourg.

A l’approche d’une compétition « c’est un entraînement plus spécifique : je travaille mes points forts. Et un peu mes points faibles pour qu’ils soient les moins faibles possible », sourit celui qui raffole « des différents raccourcis dans le jeu, que souvent un joueur lambda ne soupçonne même pas ».

« J’ai pris des bonnes roustes »

Sa carrière a commencé lorsqu’il découvre l’existence d’une compétition autour du célèbre jeu. « A l’époque, il n’y avait qu’un championnat de France. J’avais beaucoup joué au jeu quand je l’avais reçu en 1994, peu après sa sortie en Europe. Et puis, j’avais laissé tomber », raconte Florent Lecoanet. Il s’est finalement inscrit au championnat « mais je n’avais pas le niveau. J’ai pris des bonnes roustes ! ».

La communauté française de joueurs de Super Mario Kart lui vient un peu en aide. « Elle est très active, elle partage ses techniques et s’entraide, juge-t-il. J’ai eu la chance d’avoir près de moi les deux meilleurs joueurs français de l’époque. J’ai beaucoup joué avec eux. Le champion de France d’alors est devenu mon mentor. Deux ans après, je suis devenu champion de France. »

Quelques années plus tard, le sextuple champion du monde est aussi le seul à avoir un sponsor. Depuis deux ans, il l’aide dans sa carrière et lui finance notamment ses déplacements.

Mais alors qu’est-ce qui pourrait encore faire vibrer le compétiteur ? « Je commence à réfléchir à peut-être me positionner sur un jeu plus récent. Pour avoir la double casquette d’être champion du monde et compétitif sur un jeu plus récent, et avoir un regain de motivation, confie le Rennais. Mais il faut d’abord que je trouve un jeu qui me passionne autant que Super Mario Kart. » Et ça, ce n’est pas encore gagné.