Strasbourg: Des trains de nuit supprimés par l'Etat

TRANSPORT Le ministre des transports a annoncé que les trains de nuit en direction de Nice et Portbou seront bientôt supprimés... 

C.C avec AFP
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Trains Intercités (illustration).
Trains Intercités (illustration). — Mychele Daniau afp.com

Le gouvernement a confirmé ce jeudi la fermeture, faute de repreneurs, de la moitié des lignes Intercités de nuit. Le terminus est donc proche pour quatre des huit lignes de trains de nuit. Si aucun opérateur privé ne veut les reprendre et que les régions concernées ne les financent pas, la SNCF « sera amenée à interrompre les services au 1er octobre 2016 », a annoncé jeudi le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies.

Strasbourg fortement impactée 

Les lignes appelées à disparaître cet automne sont celles reliant Paris à la Savoie (Saint-Gervais et Bourg-Saint-Maurice) et à Albi, ainsi que celles reliant Strasbourg et Luxembourg à Nice et Portbou (Espagne). Deux autres lignes, reliant la capitale à Irun (Espagne) et à Nice bénéficieront d’un sursis, respectivement jusqu’en juillet et octobre 2017, tandis que les liaisons Paris-Briançon et Paris-Latour-de-Carol seront maintenues.

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Le gouvernement avait annoncé en février l’arrêt des subventions à ces lignes délaissées par les voyageurs (-25 % de fréquentation depuis 2011), lourdement déficitaires (environ 100 millions d’euros prévus cette année) et désormais en concurrence avec les « cars Macron ».

Jusqu’au 1er octobre pour sauver ces lignes

« On est en train de sacrifier les trains de nuit au bénéfice des bus », dénonce l’Unsa-Ferroviaire, tandis que la CFDT-Cheminots regrette qu’on « abandonne l’équilibre du territoire ». L’option d’une privatisation des trains de nuit a fait long feu, les opérateurs privés ne s’étant pas précipités pour reprendre les lignes les moins rentables sans leurs subventions.

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« La porte reste ouverte pour trouver une solution » qui « n’implique pas les finances de l’Etat », a affirmé M. Vidalies, évoquant de possibles « financement tiers, c’est-à-dire par les régions ». L’Occitanie discute ainsi avec la SNCF pour sauver la liaison Toulouse-Cerbère avant la date fatidique du 1er octobre.