Basket: Moi, président Tony Parker, «je suis plus souvent du côté de la gagne»

SPORT L'Asvel du président Tony Parker a remporté le titre de champion de France mardi à Strasbourg, après son succès face à la SIG (77-80)...

Floréal Hernandez

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Strasbourg, le 14 juin 2016. - Tony Parker pose avec le trophée de champion de France de Pro A remporté par l'Asvel face à la SIG, trois victoires à deux après un dernier succès (77-80) en Alsace.
Strasbourg, le 14 juin 2016. - Tony Parker pose avec le trophée de champion de France de Pro A remporté par l'Asvel face à la SIG, trois victoires à deux après un dernier succès (77-80) en Alsace. — PATRICK HERTZOG / AFP

Tous les regards, les smartphones, les appareils photo étaient tournés vers lui, mardi soir, quand le buzzer a retenti à Strasbourg. A ce moment-là, l’Asvel est championne de France après un succès sur la SIG (77-80). Le 18e du club du Rhône mais le premier du président Tony Parker.

>> 20 Minutes est parti à la recherche de TP.

Le meneur des Spurs de San Antonio s’est mêlé à ses joueurs, a claqué les mains des supporters villeurbannais et a posé en groupe et en solo pour les photographes.

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Un match en tribune, « c’est long, interminable »

Escorté par son garde du corps et une cohorte de journalistes jusqu’en salle de presse, il a alors livré son bonheur.

« J’ai eu la chance de gagner beaucoup de titres : quatre en NBA, champion d’Europe. Et là en tant que président c’est un autre feeling, ça crée autant de bonheur. C’est pour vivre des moments comme ça que j’ai investi dans le basket français. De voir mes joueurs, mes salariés heureux, c’est ça qui me rend heureux », décrivait le meneur de jeu des San Antonio Spurs.

>> Le résumé de SIG-Asvel (77-80).

Comme durant toute la saison régulière, l’Asvel a connu des hauts et des bas dans cette finale de Pro A – elle a été menée 2-0 – et dans cet ultime match : de +22 à la 28e à +1 point à 45 secondes du buzzer. « Je savais que Strasbourg allait revenir, qu’on n’allait pas gagner de 20 points et qu’il y aurait une remontée. » Et la vivre en tribune, « c’est long, interminable », concède TP.

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Les cojones de son coach 

Le président félicite son groupe : « On a fait l’histoire. Jamais une équipe dans le basket n’était revenue de 0-2. Elle est incroyable cette équipe ! Ce sont les joueurs qui ont réussi à faire tout ça ! » Mais aussi son coach JD Jackson : « Il a été très fort tactiquement. Ce soir, il a fait tous les bons choix. En deuxième mi-temps, il débute petit et a eu les cojones de laisser Andersen sur le banc ! », souligne Parker.

Heureux avec sa casquette célébrant le titre de l’Asvel visée sur la tête, le meneur a aussi un petit mot pour Vincent Collet, le coach de la SIG mais aussi sélectionneur des Bleus dont c’est la quatrième finale de Pro perdue d’affilée. « Le sport, c’est cruel. Moi, aussi j’ai connu des moments dursavec les Spurs contre Miami [2013] ou avec l’équipe de France contre l’Espagne en 2015. Dans ma carrière, j’ai été beaucoup plus souvent du côté de la gagne », sourit Tony Parker.

A la différence de la SIG désormais « éternel loser de l’Est », dixit Vincent Collet avant la finale 5 en cas de défaite.