Basket: Strasbourg ne veut pas devenir «l'éternel loser de l'Est» face à l'Asvel

SPORT Cinquième et dernier match de la finale de Pro A entre la SIG et l’Asvel, ce mardi à Strasbourg. Le club alsacien ne veut pas enchaîner un quatrième revers consécutif en finale…

Floréal Hernandez

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Face à l'Asvel, ce mardi, la SIG de Vincent Collet a l'occasion de mettre fin à trois échecs consécutifs en finale de Pro A. Dans le cas contraire, on serait «les éternels losers de l'Est», annonce le coach. (Archives
Face à l'Asvel, ce mardi, la SIG de Vincent Collet a l'occasion de mettre fin à trois échecs consécutifs en finale de Pro A. Dans le cas contraire, on serait «les éternels losers de l'Est», annonce le coach. (Archives — G. Varela / 20 Minutes

« Quatre à la suite ! », criait Julien Lepers dans Question pour un champion. La SIG ne veut surtout pas entendre les supporters de l’Asvel hurler ce gimmick, ce mardi soir à l’issue du match 5 de la finale de Pro A. Car Strasbourg a perdu les trois précédentes éditions : face à Nanterre en 2013 et face à Limoges en 2014 et 2015. « Si on perd, on sera les éternels losers de l’Est », lance Vincent Collet, le coach de la SIG.

>> «Quatre à la suite » à 24 secondes.

Il faut dire que Nancy a aussi connu trois échecs consécutifs avant de remporter le titre en 2008. « Moi, il m’a fallu quatre finales d’affilée pour en gagner une [2008], et pourtant on faisait des saisons magnifiques mais on n’arrivait pas à conclure », avouait Jean-Luc Monschau, l’ex-coach nancéien à 20 Minutes en 2015.

>> SONDAGE. Quelle star voulez-vous voir aux côtés de Tony Parker pour la finale 5 de Pro A à Strasbourg?

« Je veux que le public fasse son match »

La défaite, les Strasbourgeois ne veulent pas l’envisager et malgré les pépins physiques de Louis Campbell, Paul Lacombe et Matt Howard, ils comptent jouer à six avec l’appui du public. « Jouer au Rhenus est un très gros plus. Je veux que le public fasse son match, annonce Vincent Collet. Si on mène de 10 points, c’est bien s’il crie fort. Mais si on est menés de 10 points, c’est encore plus important qu’on l’entende. Car en basket, on sait qu’on peut se remettre d’une première mi-temps perdue de 15 ou 20 points. »

Ce n’est pas le scénario qu’espère l’entraîneur strasbourgeois mais on l’a déjà vécu cette année en Euroligue au Rhenus face à l’Etoile Rouge de Belgrade (78-75) où la SIG a notamment été menée de 21 points à la 21e.

25.000 connexions pour acheter les places de la finale

« Là, on a l’occasion de faire quelque chose de grand ; Ça fait quatre saisons qu’on court après. On va jouer une vraie finale sur un match décisif », se réjouit Vincent Collet. Et si elle tourne à l’avantage de la SIG, joueurs et staff pourront la partager avec leurs supporters. Et ceux-ci ont pris d’assaut la billetterie de la SIG pour avoir des places : 25.000 connexions en quinze minutes pour obtenir l’une des 6.000 places du Rhenus.

Bon, Vincent Collet sait aussi : « Si on perd, on sera tout seul et affublés de nom d’oiseaux. » Et alors le statut « d’éternels losers » collera aux baskets des Strasbourgeois.