Strasbourg: L'usine d'incinération à l'arrêt, quid de nos déchets?

ENVIRONNEMENT L’Eurométropole de Strasbourg va se prononcer en faveur de la mise en arrêt pendant plus de deux ans de l’usine d’incinération des ordures ménagères…

Alexia Ighirri

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L'usine d'incinération des ordures ménagères de Strasbourg va être mise à l'arrêt, quid de nos déchets? (Illustration usine de traitement des déchets du Rohrschollen)
L'usine d'incinération des ordures ménagères de Strasbourg va être mise à l'arrêt, quid de nos déchets? (Illustration usine de traitement des déchets du Rohrschollen) — G. Varela \ 20 Minutes

Nouvel épisode dans le feuilleton de l’usine d’incinération des ordures ménagères de Strasbourg. Au ralenti depuis 2014 et la découverte d’amiante, l’usine gérée par Sénerval et située route du Rohrschollen devrait fermer pendant deux ans et demi.

C’est en tout cas ce que demande l’exécutif de l’Eurométropole de Strasbourg, propriétaire de l’usine. Sénerval prendra la décision finale. La raison ? En plus des travaux de désamiantage déjà engagés, le niveau de fibres ne cesse d’augmenter à cause, probablement, d’une présence d’amiante dans les tôles peintes. « Il faudra peut-être traiter la totalité de la coque de l’usine », indique Robert Herrmann, président de l’Eurométropole.

Des pistes pour évacuer les déchets

L’usine mise à l’arrêt, que va-t-il se passer pour les quelque 10 à 12.000 tonnes de déchets collectés en moyenne chaque mois ?

« On a des pistes et puis on a déjà des exutoires aujourd’hui en Allemagne ou encore dans la Marne », indique Françoise Bey, vice-présidente de l’Eurométropole en charge de la gestion des déchets. Avec un objectif : enfouir le moins possible, incinérer le plus possible. Un appel d’offres est lancé en direction des territoires proches de l’Eurométropole en France, en Allemagne ou encore en Suisse.

Sans impact pour les habitants

« Il n’y aura pas de différences au niveau du service », assure-t-on à la collectivité. L’arrêt de l’usine d’incinération devrait être indolore (inodore, diront les plus farceurs) pour les habitants de l’Eurométropole. Mais aussi pour leur porte-monnaie puisque la collectivité, ne souhaitant pas toucher à la taxe d’enlèvement sur les ordures ménagères, indique qu’il n’y aura pas d’impact fiscal sur les citoyens.

Ces derniers seront néanmoins incités à réduire leurs déchets dans le cadre de l’engagement de la collectivité de tendre vers un territoire «Zéro déchet, zéro gaspillage ».