Football: Strasbourg en Ligue 2, quels trucs du CFA 2, du CFA ou du National vont vous manquer

SPORT Le Racing club de Strasbourg a obtenu sa montée en Ligue 2, vendredi à Belfort. Mais que va-t-il nous manquer des six années – difficiles – en CFA 2, CFA et National ?….

Floréal Hernandez

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Strasbourg, le 6 mai 2016. - Eric Marester et ses coéquipiers vont saluer le kop de la Meinau après le succès du Racing club de Strasbourg sur le CA Bastia (2-0) en National.
Strasbourg, le 6 mai 2016. - Eric Marester et ses coéquipiers vont saluer le kop de la Meinau après le succès du Racing club de Strasbourg sur le CA Bastia (2-0) en National. — G. Varela / 20 Minutes

Le Racing club de Strasbourg est de retour en Ligue 2. Et ce, six ans après l’avoir quittée un triste soir de mai à Châteauroux et cinq ans après avoir connu une liquidation judiciaire. Si tout n’a pas été drôle ou facile en CFA 2, en CFA ou en National pour le Racing attendu chaque week-end par une équipe adverse qui jouait un match de Coupe de France, certaines petites choses vont nous manquer maintenant que le club est de retour dans le foot pro. « Pendant ces années, on a vécu avec le monde amateur et on a beaucoup appris et rencontré des gens formidables à Belfort, Avranches, etc. », avoue Marc Keller, le président du Racing depuis 2012.

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Des derbys dans toute l’Alsace

Illzach, Schiltigheim, Saint-Louis-Neuweg, Mulhouse, Colmar, Sarre-Union et même Steinseltz avec ses 650 habitants, le Racing a joué un peu partout en Alsace durant ces six dernières années en championnat. Et on ne parle pas de la Coupe de France où Ohlungen, Bischheim, Weyersheim, etc. ont été visités. A chaque fois où presque, c’était la fête et le Racing qui gagnait à la fin. Avec la montée en L2, tout cela est fini à moins qu’un club alsacien ne croise la route du RCS en Coupe à partir du 7e tour désormais.

La proximité avec les joueurs

Des joueurs qui viennent quasi systématiquement saluer le kop, David Ledy, Milovan Sikimic et Cie qui montent faire la fête dans le quart de virage, Dimitri Liénard qui prend le micro du speaker pour lancer un énorme « Strasbourgeois » après un derby victorieux contre les SR Colmar, des garçons plus qu’abordables à la sortie de l’entraînement… Avec la montée en Ligue 2, un très, très fidèle supporter a écrit sur son mur Facebook : « Espérons maintenir cet esprit populaire et festif autour du club le plus longtemps possible. »

La fin d'une belle parenthèse de 5 ans, espérons maintenir cet esprit populaire et festif autour du club le plus longtemps possible, Allez Racing !

Publié par Grégory Walter sur samedi 28 mai 2016

Car certes, le RCS a vécu des années difficiles mais durant lesquelles un lien s’est retissé avec ses suiveurs. Sur les cinq dernières années, combien de fois la Meinau a sifflé son équipe ? « Le dépôt de bilan a été ressenti comme un traumatisme, explique le président strasbourgeois Marc Keller. Ça a exacerbé cette passion qu’ont tous les Alsaciens pour le Racing, c’est comme ça que je le ressens. »

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« Clic-clac Kodak » à la Meinau

Le 24 septembre 2011, les joueurs de Pontarlier débarquent à la Meinau et sortent les appareils photos, trop contents de jouer dans un stade estampillé Ligue 1. Quatre-vingt-dix minutes plus tard, leur portier, Olivier Laurent, vient de réaliser le match de sa vie et les Jurassiens infligent au Racing sa première défaite en CFA 2 (1-2).

Des coachs à la communication non-verrouillée

Laurent Bénier, le coach d’Epinal, qui manque de se vautrer devant les journalistes et qui crie « Penalty » alors que son équipe vient de s’incliner 2-1 à la Meinau après deux penaltys. Maurice Goldman, l’entraîneur de Belfort qui fait le show dans les salons de la Meinau. Damien Ott, le technicien des SR Colmar, qui sourit du« chambrage du public » strasbourgeois et annonce « Je m’en servirai un jour »… En National, le Racing est tombé face à des coachs dont la com' n’était pas totalement verrouillée par un attaché de presse. Pas dit qu’en Ligue 2, on retrouve autant de bons clients même si certains comme David Le Frapper peuvent encore déraper.