Attentats: Strasbourg élabore un plan d'actions face à la menace

SECURITE Des formations gratuites aux « gestes qui sauvent » sont proposées à Strasbourg dans le premier volet de ce plan d’actions…

Alexia Ighirri

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02122015-STR-La police et l'armée dans les rues de Strasbourg pendant le marché de Noël. Contrôles pour les véhicules  aux check points.
02122015-STR-La police et l'armée dans les rues de Strasbourg pendant le marché de Noël. Contrôles pour les véhicules aux check points. — G. Varela / 20 Minutes

La réflexion sur comment faire face à d’éventuels attentats est partie d’un constat personnel. « Je me suis dit “S’il arrivait quelque chose, qu’est-ce que je sais faire en tant que citoyen ?” Eh bien la réponse est “Pas grand-chose” », raconte le maire de Strasbourg Roland Ries, jugeant les formations parfois insuffisantes face à cette « situation nouvelle ».

Voilà pourquoi la ville de Strasbourg et ses partenaires ont mis sur pied un plan d’actions face aux risques d’attentats, à l’instar de ce qui a pu se faire à Paris. « La menace ne s’est pas éteinte. On a hésité pour ne pas entretenir d’angoisse inutile, mais on doit se préparer. C’est notre devoir », explique Roland Ries. Il faut dire que Strasbourg et ses institutions européennes sont particulièrement menacées.

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Le premier volet de ce plan porte sur des formations gratuites aux «gestes qui sauvent ». Celles-ci sont animées, durant deux heures environ, par un formateur agréé au Centre administratif et s’adressent à tous les Strasbourgeois à partir de 14 ans.

Quarantaine de sessions en juin

Une quarantaine de sessions, à raison de 15 personnes par session, est déjà programmée en juin. Pour y participer, les Strasbourgeois doivent obligatoirement s’inscrire via le formulaire disponible sur la page Internet dédiée encasdattaque.strasbourg.eu. Les formations perdureront « tant qu’il y aura des volontaires ».

L’ensemble du plan d’actions, qui comporte d’autres pistes dont une sur le soutien aux victimes, doit encore être validé par la secrétaire d’Etat Juliette Méadel le 8 juin, afin entre autres de mettre en œuvre une coordination avec le préfet et le procureur de la République.