Football: Arsène Wenger inaugure le premier stade à son nom à 3 km de son village natal

SPORT Arsène Wenger a inauguré, dimanche, le stade qui porte son nom devant 600 personnes. Bise, selfies et discours ont animé la matinée à Duppigheim (Alsace)…

A Duppigheim, Floréal Hernandez

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Duppigheim, le 22 mai 2016. - Arsène Wenger inaugure le stade qui porte son nom dans ce village à 3 km d'où il est né. Lancer le diaporama
Duppigheim, le 22 mai 2016. - Arsène Wenger inaugure le stade qui porte son nom dans ce village à 3 km d'où il est né. — F. Hernandez / 20 Minutes

L’enfant de Duttlenheim a donné son nom au stade de Duppigheim ! Dimanche matin, le premier stade Arsène Wenger a été inauguré dans ce village de 1.500 habitants à 20 km au sud-ouest de Strasbourg en présence de l’entraîneur d’Arsenal. Ce petit pied de nez entre les deux villages distants de 3 km fait grincer quelques dents dans le village natal de l’icône locale. « Que vont dire les gars de Duttlenheim ?, lance d’ailleurs Wenger en souriant aux 600 personnes présentes qui rigolent de sa petite phrase. Il faut dépasser les frontières des villages. Ce que je crois s’applique aussi bien au local, au national qu’à l’international. »

Trois kilomètres séparent Duttlenheim, le village natal d'Arsène Wenger, du stade Arsène Wenger à Duppigheim dans le Bas-Rhin (Alsace).
Trois kilomètres séparent Duttlenheim, le village natal d'Arsène Wenger, du stade Arsène Wenger à Duppigheim dans le Bas-Rhin (Alsace). - Google Maps

Verveine et élégance

Duppigheim a donc le premier stade Arsène Wenger : terrain en herbe, tribune de 500 places, « éclairage nocturne niveau National », dixit Adrien Berthier, le maire du village, et d’un coût de 750.000 euros. « Il mérite d’en avoir un dans chaque village d’Alsace et de France », estime Pierre Troesch, le président du club de foot. Un stade de son vivant est « un honneur. Je suis un peu surpris », avoue le manager d’Arsenal.

A Duppigheim, « l’enfant du pays » a pu constater dans le village voisin du sien sa cote de popularité. Un père lui a confié tour à tour dans les bras son fils puis sa fille pour une photo. Là, une femme le juge « très élégant ». Les demandes de selfie se multiplient. Jusqu’à cette bise pleine d’affection donnée par une ancienne restauratrice de Duttlenheim où il prenait « une verveine ». « Ça fait plus de 40 ans que je ne l’avais pas vu », explique la vieille dame avant de s’éclipser.

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«Que les jeunes ne mettent pas de frein à leurs rêves»

Elyas, 9 ans, a lui eu une photo de groupe avec le coach londonien. « C’est un plaisir de le voir car c’est un entraîneur connu. Arsenal est une de mes équipes préférées et j’aime bien le championnat anglais avec Chelsea, le Bayern de Munich(sic) ou Manchester City. »

Wenger espère que ce stade à son nom « montrera aux jeunes d’ici qu’il ne faut pas mettre de frein à ses rêves que tout peut arriver. Quand j’étais gamin, je n’imaginais pas devenir entraîneur d’un grand club. Donc si ça ne contribue qu’à ça, c’est déjà bien. » Le maire de Duppigheim lui que ce stade au nom d’Arsène Wenger et sa présence ce dimanche donne « un rayonnement européen » à sa commune.

Pour retrouver sur mobile le diaporama sur l'inauguration du stade Arsène Wenger.