Strasbourg: Comment la ville veut devenir la capitale verte de l'Europe en 2019

ENVIRONNEMENT La municipalité strasbourgeoise décline un plan d’actions intitulé « Strasbourg grandeur nature » pour la période 2016-2020…

Alexia Ighirri

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La ville de Strasbourg lance un plan d'actions pour devenir la capitale verte de l'Europe en 2019. (Ici, le parc du Heyritz)
La ville de Strasbourg lance un plan d'actions pour devenir la capitale verte de l'Europe en 2019. (Ici, le parc du Heyritz) — Gilles Varela

Strasbourg était devenue la capitale française de la biodiversité en 2014. Elle souhaite désormais devenir la capitale verte de l’Europe («  European green capital ») en 2019. « Je suis convaincue que Strasbourg a beaucoup d’atouts pour remporter ce titre », estime Christel Kohler, adjointe au maire en charge de la ville en nature et la ville nourricière, qui considère que cela contribuera à l’attractivité du territoire et qui assure donc que la ville va se donner les moyens de réussir.

A commencer par un plan d’actions baptisé «Strasbourg grandeur nature » pour la période 2016-2020, dont il sera question au conseil municipal ce lundi 21 mars à partir de 15h.

Un travail participatif

Un plan stratégique de la collectivité sur la nature en ville, une sorte de feuille de route, qui a abouti sur la publication d’un document grand public et (bientôt) sur la mise en ligne d’un site Internet dédié.

« Strasbourg grandeur nature » est le fruit « d’un travail participatif d’un an », explique Christel Kohler. Il a comporté trois volets : une enquête auprès de 200 Strasbourgeois (« qui ont considéré que la proximité avec des espaces verts était un critère prioritaire dans le choix de leur habitat, avant même l’accès aux transports », rapporte l’élue), six ateliers menés dans trois quartiers de la ville ainsi que des ateliers de projet entre les différents acteurs du secteur.

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Le document fait l’inventaire des données naturalistes de l’Eurométropole : la faune et la flore de l’agglomération ou encore les démarches qui sont déjà mises en place comme celle du « zéro pesticide » depuis 2008.

230 propositions

A cela s’ajoute les 230 propositions formulées durant le travail participatif, autour de quatre axes majeurs : « un patrimoine naturel à transmettre », « une culture partagée de la nature », « une gestion durable du territoire » et « une ville exemplaire et attractive ». Ces derniers se déclinent en objectifs stratégiques et chiffrés.

Pêle-mêle, on y retrouve la création d’un kiosque pour la nature en centre-ville, la mise en place d’une police verte, la création de  jardins partagés supplémentaires d’ici à 2020, l’instauration de système d’éco-paturage dans les espaces verts ou encore l’amplification de la végétalisation des toitures et façades des bâtiments de la collectivité. Bref, tout un programme.