Nucléaire: Emmanuelle Cosse affirme que la centrale de Fessenheim sera bien fermée cette année

PLANETE La doyenne des centrales nucléaire française, située à Fessenheim (Haut-Rhin), « sera fermée en 2016 », a affirmé ce dimanche la ministre du logement Emmanuelle Cosse…

G.V. avec AFP

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Illustration de la centrale nucléaire de Fessenheim. Le 20 11 2008
Illustration de la centrale nucléaire de Fessenheim. Le 20 11 2008 — G. VARELA / 20 MINUTES

La pression des Allemands, des Suisses et des écologistes français est grande sur la plus ancienne des centrales nucléaires française, située sur une faille sismique et en contrebas du Rhin. Fessenheim fermera ? Fermera pas ?

Un engagement du président de la République

«La centrale sera fermée en 2016». C’est ce qu’a indiqué ce jour la ministre du logement Emmanuelle Cosse ministre lors d’un entretien au « Grand Jury » RTL- Le Figaro-LCI ce dimanche 6 mars.

« Le calendrier (concernant la fermeture de Fessenheim), c’est celui que m’a répété à plusieurs reprises le président de la République, c’est 2016 », a déclaré la ministre. « Le président de la République s’est engagé à fermer Fessenheim d’ici la fin 2016. C’est ça, la date », a insisté la ministre. L’ancienne cheffe de file d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) a également ajouté que « Le processus est assez simple pour arrêter un réacteur. »

La polémique

Des propos qui viennent à l’encontre de ce qu’avait annoncé en septembre dernier François Hollande qui avait déclaré que Fessenheim ne fermerait pas en 2016 comme initialement prévu, en raison du retard pris par le chantier de construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche).

Pour rappel, la ministre de l’Environnement et de l’Énergie, Ségolène Royal, avait demandé en octobre à EDF d’entamer la procédure de fermeture de Fessenheim d’ici à « la fin juin 2016 », en vue d’une fermeture effective en 2018. Car « pour fermer deux réacteurs comme ceux de Fessenheim, il ne suffit pas de tourner un bouton », avait-elle expliqué.

La ministre Emmanuelle Cosse a également indiqué que « pour aboutir à la baisse de la part du nucléaire dans la production française d’électricité d’ici 2025, il faudra fermer d’autres centrales, d’autres réacteurs, évidemment, sur plusieurs années. »

Rassurer nos voisins frontaliers

Une annonce qui devrait rassurer l’Allemagne qui a encore une fois vendredi réaffirmé son souhait de voir fermer Fessenheim « le plus vite possible », invoquant un « risque sécuritaire » posé par son grand âge. Un point de vue que ne partage pas l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui a répliqué que « du point de vue de la sûreté nucléaire, il n’y a pas de raison de fermer la centrale de Fessenheim » actuellement, jugeant le niveau de sécurité « globalement satisfaisant ».

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Invoquant un besoin de « travaux complémentaires », le ministère de l’Environnement a repoussé sine die cette semaine une réunion initialement prévue mardi prochain pour tracer les grands axes d’évolution des sources d’énergie d’ici à 2023, dans le cadre de l’application de la loi sur la transition énergétique.