CARTE. Où travaillent les 160.000 frontaliers d'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine?

SOCIETE La région Grand Est est la plus concernée par le travail frontalier...

Alexia Ighirri

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Où travaillent les frontaliers de la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine? (Illustration autoroute en Allemagne)
Où travaillent les frontaliers de la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine? (Illustration autoroute en Allemagne) — Matthias Schrader/AP/SIPA

Ils sont nombreux à passer la frontière chaque matin pour aller au boulot. Coincée entre la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne et la Suisse, la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (Acal) rassemble 44 % des travailleurs frontaliers de France. Selon une analyse menée par l'Insee, 159.600 habitants de l'Acal travaillaient, en 2012, dans l’un des quatre pays voisins. Une statistique qui a augmenté de 21 % entre 1999 et 2012.

Le district de Luxembourg et l’agglomération de Bâle (Suisse) étant particulièrement attractifs, il n’est pas étonnant de constater que la moitié des travailleurs frontaliers habite autour de Thionville, Longwy (au nord de la Lorraine) et Saint-Louis (au sud de l’Alsace).

 

Le Luxembourg, première destination

Si en 1999 l’Allemagne était encore la première destination des travailleurs frontaliers, le Grand-Duché lui est passé devant. En 13 ans, et en raison d’un recours massif à la main-d’œuvre étrangère souligne l’Insee, le nombre de travailleurs français a quasiment doublé au Luxembourg, et s’élève désormais à 69.000 navetteurs.

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Le nombre de travailleurs transfrontaliers en Allemagne a, lui, baissé de 21 % durant cette période. Ils sont 46.000 à se rendre outre-Rhin. Un peu plus au sud, la Suisse attire un peu plus de 36.000 navetteurs. La Belgique est plus en retrait avec 8.500 travailleurs frontaliers de la région.

Dans l’industrie

Plus d’un quart des frontaliers du Grand Est est employé dans l’industrie, notamment en Allemagne (pour le matériel de transport, entre autres) et en Suisse (pour l’industrie pharmaceutique). Quand au Luxembourg, les frontaliers français s’y rendent surtout pour travailler dans les services aux entreprises ainsi que dans les activités financières et d’assurances.