Basket: Pour tuer le temps sur un voyage de 3.000 km, les joueurs de Strasbourg «trichent» aux cartes

SPORT La SIG se déplace à Saratov pour son dernier match de poule d’Eurocoupe. Un périple sur deux jours de 2.700 km…

Floréal Hernandez

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Paul Lacombe file au panier face à Gran Canaria. Le meneur-arrière de Strasbourg est aussi très fort au Uno.
Paul Lacombe file au panier face à Gran Canaria. Le meneur-arrière de Strasbourg est aussi très fort au Uno. — G. Varela / 20 Minutes

La SIG a fait le plein de miles avec l’Eurocoupe. Pas un de ses déplacements n’était à moins de 2.500 km. Déjà qualifiés pour les 8es de finale, les Strasbourgeois se rendent à Saratov en Russie, ce mercredi. Après le match au Rhenus (77-74), le coach russe avait énuméré les étapes de leur périple. Celui de la SIG dure 24h via Offenbourg, Francfort et Moscou où la délégation rouge et blanc dort pour arriver à Saratov, mardi midi.

Français et Américains jouent au Uno

Bref, un voyage de longue haleine qu’il est difficile de mettre à profit. « C’est une perte de temps, tranche Vincent Collet. C’est épuisant. » Le staff en profite pour travailler en avalant des vidéos de matchs. « Les joueurs jouent, dorment, regardent des films et parfois (il insiste et sourit) des matchs de basket », détaille le coach.

 

Distance à vol d’oiseau entre Strasbourg (France) et Saratov (Russie). - Capture d’écran Google Maps


La saison passée, les Strasbourgeois passaient le temps en jouant en réseau à Mario Kart, cette année, ils ont opté pour le Uno. A l’initiative du jeu de cartes : Paul Lacombe. « Au début, on jouait entre Français puis les Américains s’y sont intéressés et on joue tous ensemble à l’hôtel, à l’aéroport », avoue Romain Duport. Les rires et les vannes fusent notamment quand les joueurs US se trompent dans les règles.

 

Et le plus fort au Uno, c’est ? « Paul mais parce qu’il triche », poursuit l’intérieur en se marrant. Autre sujet de rigolade, les photos des uns ou des autres en train de dormir. Pour Vincent Collet, les vols sont moins épuisants que les contrôles, l’attente ou les retards qui rythment les déplacements. « Et on n’a pas un déplacement cette saison sans retard », soulignait le coach avant d’aller à Jérusalem.

 

#Squad (Rodrigue had to take a boo boo) #SigArmy Huge step we took as a team/club. #continue2workhard ✔

Une photo publiée par Lou Campbell (@alvark1) le 28 Janv. 2016 à 10h38 PST

 

Le côté positif de ces déplacements est « la cohésion de groupe » qui se fortifie. « Mais quand tu passes 24h/24 pendant 5 ou 6 jours avec tes coéquipiers, tu apprécies le jour de repos que tu passes sans eux (sourire) », concède Romain Duport.