Basket: Strasbourg projette de payer 25 millions d'euros pour agrandir le Rhenus de 2.000 places

SPORT La SIG entend porter la capacité du Rhenus à 8.000 places. Un projet qu’elle financera grâce au privé et sans l’appui des collectivités publiques…

Floréal Hernandez

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La SIG entend porter la capacité du Rhenus à 8.000 places grâce à un financement privé de 25 millions d'euros. Le club s'appuiera notamment sur le naming de la salle pour ce projet.
La SIG entend porter la capacité du Rhenus à 8.000 places grâce à un financement privé de 25 millions d'euros. Le club s'appuiera notamment sur le naming de la salle pour ce projet. — F. Hernandez / 20 Minutes

Quel supporter de la SIG a envie de passer une journée entière au Rhenus ? Aucun car la salle de la SIG ne dispose pas des équipements d’hospitalité pour débuter sa journée par un petit-déjeuner à la brasserie du club, avant d’enchaîner par une formation dans ses locaux, puis d’assister à la rencontre du soir et de refaire la victoire strasbourgeoise dans un bar de son enceinte.

Pour remédier à tout ça et grandir, le club strasbourgeois ambitionne de refondre le Rhenus.

>> A lire aussi : Aidons la SIG à trouver un nom pour sa salle.

« Faire partie des clubs innovants en France »

En juin, la SIG avait émis l’hypothèse de faire construire ou d’agrandir le Rhenus. C’est la deuxième solution qui est privilégiée. L’ambition ? Porter la salle à 8.000 dont 1.600 VIP, de la doter également de loges.

« On veut faire partie des clubs français innovants comme l’Olympique Lyonnais qui vient d’entrer dans son nouveau stade, le PSG et la rénovation du Parc des Princes ou le Racing 92 qui fait construire son arena à Nanterre. On sera les petits mais on veut en faire partie », annonce Martial Bellon, président du club strasbourgeois.

>> En marge du projet autour du Rhenus, les villes de Strasbourg et d’Illkirch et l’Eurométropole vont vendre leurs actions de la SIG.


Pour agrandir le Rhenus, la SIG ne compte pas sur l’argent public – « Je suis heureux que le club se prenne en main et ne fasse pas appel aux collectivités », lance le maire Roland Ries – mais sur un financement privé en s’appuyant notamment sur le naming de la nouvelle salle. Le coût des travaux ? 25 millions d’euros. A savoir 21 à 22 millions pour l’agrandissement du Rhenus, une extension avec un parquet d’entraînement et un parking à la place de l’actuel Hall Nord, et 3,5 à 4 millions pour 3.000 m2 d’espaces commerciaux. Pour une salle de 10.000 places, il faut compter 2 à 2,5 millions supplémentaires.

Un budget multiplié par 2,5 en 10 ans ?

« On ne veut pas la plus grande de France mais une qui permette au club de se développer », souligne Martial Bellon. Le dirigeant sort la feuille de stats de la SIG : un budget qui a bondi de 3,9 millions d’euros en 2010 à 7,1 millions en 2015 et espéré à 9 ou 10 millions en 2020, une affluence qui est passée de 4.012 spectateurs en 2010 à 5.321 en 2015 avec une projection à 6.411 en 2020.


Les faits exposés, Martial Bellon se saisit désormais de son bâton de pèlerin pour mener à bien « la démarche commerciale » pour financer le Rhenus 2.0. Le dirigeant espère donner de nouveaux éléments « après l’été ».

« Si on ne trouve pas d’entreprise, il n’y aura pas d’agrandissement. Ce ne serait pas bon pour la SIG ni pour Strasbourg », estime-t-il. A titre d’exemple, hors foot, Rouen a financé en partie son arena grâce au naming avec Kinder (5 millions d’euros sur 10 ans).