Rist avoue le meurtre d'un Marocain

Jonathan Barbier - ©2007 20 minutes

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Serial raciste. Cerveau présumé de la profanation du cimetière juif de Herrlisheim en 2004, Emmanuel Rist, 37 ans, vient d'être mis en examen pour l'assassinat, en mai 2001, d'un marchand de tapis d'origine marocaine. Mohamed Madsini avait été abattu d'une balle en pleine tête dans une rue de Gundolsheim. Pascal Schultz, procureur de la République de Colmar, a indiqué hier que le suspect avait « reconnu la matérialité des faits » et qu'il avait affirmé avoir tiré « à la suite d'une altercation ». Les gendarmes tentent à présent de retrouver l'arme du crime, un pistolet, qu'Emmanuel Rist aurait jeté dans une gravière. A l'époque des faits, des témoins avaient remarqué un homme au crâne rasé s'enfuir à bord d'une voiture dont ils avaient donné la marque et la couleur. C'est ce véhicule qui a permis de confondre Emmanuel Rist, propriétaire d'une voiture pouvant correspondre au signalement. Si le mis en cause nie le caractère raciste de ce meurtre, son passé ne plaide pas en sa faveur. Outre la profanation du cimetière juif, qu'il a reconnue, Rist est mis en examen pour tentative de meurtre sur un Marocain de 65 ans : ce dernier avait été grièvement blessé dans l'explosion d'une bombe artisanale dans son cabanon de jardin à Rouffach (Haut-Rhin), en septembre 2005.

procès L'affaire de la profanation sera jugée le 10 septembre devant le tribunal correctionnel de Colmar. Rist comparaîtra en compagnie de deux co-accusés.