VIDEO. Strasbourg: Des illustrations alsaciennes du New York Times exposées au musée Tomi Ungerer

ART Le «New York Times» est friand du travail des élèves de la Hear (ex Arts déco) et fait paraître régulièrement des illustrations dans ses pages. Elles sont présentées au Musée Tomi Ungerer…

Gilles Varela
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Strasbourg le 15 janvier 2016. -Exposition Fit to print, musée Tomi Ungerer. Illustrations d'artistes de la HEAR publiées dans le New York Times.
Strasbourg le 15 janvier 2016. -Exposition Fit to print, musée Tomi Ungerer. Illustrations d'artistes de la HEAR publiées dans le New York Times. — G. Varela / 20 Minutes

« J’aime les couleurs, leurs coups de fusains, de crayons, leur façon manuelle et personnelle de travailler, de traduire les choses. C’est poétique et philosophique et c’est ce que nous souhaitons au New York Times pour illustrer nos articles, c’est une veine unique. »

Strasbourg le 15 janvier 2016. -Exposition Fit to print, musée Tomi Ungerer. Illustrations de Tommy Ungerer. - G. Varela / 20 Minutes

C’est en ces termes élogieux qu’Alexandra Zsigmond, la directrice artistique de la rubrique « Opinion » au New York Times et du Sunday Review a qualifié les dessins des élèves de la Haute école des arts du Rhin (HEAR) à l’occasion de la présentation de l’exposition « Fit to print » (Les nouvelles bonnes à publier).

Cette exposition réunit 120 dessins originaux de 17 artistes issus de la Hear et qui se tiendra du 16 janvier au 10 avril * au musée Tomi Ungerer, artiste qui lui aussi dans les années 70, publiait dans le journal new-yorkais ses dessins pour des campagnes publicitaires. 

Une reconnaissance

Chaque année, la directrice artistique du prestigieux quotidien au 117 Prix Pulitzer sélectionne près de 1.500 dessins commandés dans le monde entier. Fréquemment, ce sont ceux de la Hear ou d’anciens élèves qui sont mis à l’honneur.

Strasbourg le 15 janvier 2016. -Exposition Fit to print, musée Tomi Ungerer. Illustrations d'artistes de la HEAR publiées dans le New York Times. - G. Varela / 20 Minutes

 

« C’est une vraie reconnaissance que d’être publié dans le New York Times, se réjouit Antoine Maillard, à présent illustrateur indépendant, mais aussi un des artistes issus de la Hear et exposés au Musée Tomi Ungerer. C’est flatteur et cela donne une certaine aura auprès d’autres professionnels. Cela permet aussi de montrer que l’on est professionnel, que l’on respecte les délais et les contraintes de production et donne du crédit à l’art contemporain. »

 

Un travail de fond

Dans les faits, Alexandra Zsigmond, pour illustrer un article, passe une commande auprès d’un illustrateur dont le travail et la sensibilité correspondent au sujet. Dans les deux à trois jours, l’artiste lui envoie par mail cinq ou six croquis préparatoires. Si l’idée est validée, l’illustrateur a alors un jour ou deux pour lui faire parvenir l’œuvre scannée.

 

 

Parfois, c’est une commande « générale » qui est passée à la Hear, qui travaille alors en atelier, où chaque illustrateur se « retrouve en compétition ». Si le talent et la créativité des élèves sont une des clés de cette reconnaissance, c’est aussi grâce à la promptitude de l’école à produire un travail précis et sa capacité de fournir rapidement des solutions graphiques pour le journal qui font la différence. Un travail de fond, de longue haleine, le «footing compétition» comme le qualifie Guillaume Dégé, professeur à la Hear et à l’origine de cette collaboration avec le New York Times.

* Entrée libre ce vendredi 15 janvier de 19h à 21h par groupe de 90 personnes.