Des ballons ovales mais faux… Des gardiens de prison en colère…

— 

L'affaire de la semaine
Le corps sans vie d'une femme de 49 ans a été découvert par un promeneur vendredi après-midi à Schweighouse-sur-Moder. Couvert d'ecchymoses, il gisait sur un chemin forestier. Originaire d'Haguenau, la quadragénaire avait quitté son domicile dans la matinée pour faire un jogging avec son chien. En charge de l'enquête, la section de recherche de la gendarmerie de Strasbourg a fait savoir dimanche qu'elle privilégiait la piste de l'agression. L'autopsie de la défunte devait être pratiquée lundi.

L'arnaque de la semaine

Les faussaires ont fait leur entrée dans la mêlée. Quelque 998 ballons ovales contrefaits ont été saisis par les services douaniers le 9 août dans un entrepôt à Entzheim. Griffés du logo "France 2007", ils devaient être distribués pendant la Coupe du monde de Rugby qui se déroulera en France à compter du 7 septembre. Fabriqués en Inde, d'une valeur unitaire d'environ 30 euros, ils pourraient être détruits prochainement. La société responsable de leur importation risque une amende.

Drame en 4X4

Une petite fille âgée de 18 mois est décédée samedi à l'hôpital de Sélestat après avoir été percutée par le 4x4 que conduisait son grand-père. L’accident s'est déroulé dans une aire aménagée pour les gens du voyage, route de Marckolsheim. Effondré, il a expliqué aux policiers qu'il n'avait pas vu sa petite-fille au moment où il manoeuvrait son véhicule. Son taux d'alcoolémie était négatif. Originaire de Croatie, la famille de la fillette séjournait dans la région depuis une vingtaine de jours et avait prévu de reprendre la route cette semaine.

Protestation à la maison d’arrêt de Mulhouse

Les surveillants de la maison d'arrêt de Mulhouse (Haut-Rhin) ont mené une journée d'action vendredi. A l'appel de la Condéfération générale du travail (CGT) et de l'Union fédérale autonome pénitentiaire (UFAP), ils entendaient dénoncer la montée de la violence dans leur établissement. Selon eux, une dizaine d'agressions y ont été enregistrées depuis le début de l'année. Elles seraient majoritairement dues à des détenus souffrant de troubles psychologiques. Jeudi matin, un prisonnier a blessé deux gardiens venus récupérer des ustensiles de cuisine dans sa cellule. L'un d'eux a subi une interruption temporaire de travail de trois jours. Quelques heures plus tard, un autre surveillant aurait aussi été victime d'une agression.
Réclamant plus de moyens et une formation pour gérer les détenus psychologiquement instables, les manifestants ont appelé à la plus grande fermeté à l'encontre des auteurs des faits. Présenté lundi en comparution immédiate, l'agresseur des deux fonctionnaires a été condamné à quatre mois de prison ferme. Il purgeait une peine de neuf mois d'emprisonnement dont trois mois ferme pour conduite en état d'ivresse.

Philippe Wendling