Lorraine: Trois hommes jugés pour le meurtre d'un octogénaire après l'avoir séquestré et ligoté

JUSTICE Le procès en appel de trois hommes âgés de 23, 24 et 29 ans s'est ouvert mercredi devant la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle...

Alexia Ighirri

— 

Illustration justice Le 29 01 07
Illustration justice Le 29 01 07 — G . VARELA / 20 MINUTES

Séquestré, ligoté et bâillonné, l’octogénaire n’avait pas survécu lors du cambriolage de son domicile de Montigny-lès-Metz en avril 2012. Ce mercredi s’est ouvert le procès en appel de trois Mosellans, originaires de Saint-Avold âgés de 23, 24 et 29 ans, accusés de s’être rendus au domicile de cet homme de 89 ans pour le cambrioler.

Sur son lit, le vieil homme avait été ligoté et bâillonné, son visage emballé dans des bandes médicales, tandis que les voleurs procédaient à la fouille de son appartement. Le corps de la victime, morte par asphyxie, avait été découvert le lendemain sur son lit.

L’un des accusés mime les attentats en prison

« La mort de la victime est accidentelle et non pas voulue », a déclaré l’accusé de 24 ans. « Il a conscience que sa place est en prison mais il estime que sa peine est trop sévère », a estimé son avocate, Pauline Brion. Incarcéré au centre de détention de Mulhouse, le jeune homme, à la personnalité complexe, a été condamné à un an ferme à la mi-novembre pour avoir mimé les attentats du 13 novembre dans la cour de la prison.

« Ce qui s’est passé ce 17 avril les a dépassés », a estimé Me Marlène Schott, avocate de l’un d’eux, estimant que les accusés « ne s’étaient pas rendus chez la victime avec l’intention de lui donner la mort, mais pour la cambrioler. Lorsqu’ils ont quitté les lieux, ils ne pensaient pas qu’elle allait décéder et ont appris sa mort le lendemain dans le journal ».

La réclusion criminelle à perpétuité encourue

« Tout cela pour 300 euros et quelques médailles revendues immédiatement, c’est pitoyable », s’est indigné l’avocat de la sœur de la victime, Me Dominique Rondu, rappelant que l’octogénaire, ancien résistant décoré et qui fut déporté au camp de Dachau, avait été « torturé par les nazis pendant la guerre ».

Les trois hommes avaient été condamnés, en première instance en juillet 2014, à des peines de 18 à 28 ans de réclusion criminelle. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.