Alsace: Les entreprises s'ouvrent à un nouveau marché, l'Iran

ECONOMIE Six entreprises alsaciennes ont été en mission de prospection à Téhéran...

Alexia Ighirri

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Au pied de la tour Milad à Téhéran en Iran.
Au pied de la tour Milad à Téhéran en Iran. — Garbutt/REX Shutterstoc/SIPA

Le début de la conquête d’un nouveau marché. Du 28 novembre au 1er décembre, six entreprises alsaciennes sont parties avec la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) d’Alsace en mission de prospection à Téhéran, en Iran.

Un pays riche

Le but ? Sonder le terrain, nouer de premiers contacts. « Aujourd’hui, on est encore sur des prémices de l’ouverture d’un marché. Rien n’est fait. Mais il faut y être tout de suite », explique Didier Hoffmann, directeur export à la CCI Alsace.

Il faut dire que le pays a quelques atouts. « C’est un pays très riche. Historiquement, c’est un très grand pays, avec qui la France avait un lien fort, énumère Didier Hoffmann. Ses habitants sont, en grande partie, très bien formés. On peut donc trouver des partenariats. »

Tous les secteurs

Selon lui, tous les secteurs peuvent être concernés par l’ouverture de ce marché, puisqu’il y a « un tel besoin de rattrapage pour ce pays qui a longtemps été fermé ».

Ainsi, dans la « délégation » d’entreprises alsaciennes participant à cette première mission de prospection en Iran, figurent Protechnic, (impression de films plastiques et fabrication d’adhésif), Lancier (matériel de transport et de tirage de câble), Plan Libre (architecture et ingénierie), Losterger (conception de tentes événementielles), Tarifold (solutions d’affichage et de classement) et ATS Group (systèmes de convoyage automatisés).

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Pour pouvoir aller prospecter, il faut néanmoins que « les entreprises soient déjà structurées », souligne le directeur export. Ne serait-ce que pour se rendre à Paris et faire la file d’attente au consulat pour obtenir un visa.

« L’atmosphère politico-économique encore un peu spéciale »

Principale difficulté pour les entreprises : le financement. Les banques sont un peu frileuses, indique-t-on à la CCI. « L’atmosphère politico-économique encore un peu spéciale », juge depuis Téhéran le cadre de la société Protechnic.

« Il y a une impossibilité de financement. Cela devrait se résorber l’année prochaine », précise Didier Hoffmann. Les premières relations économiques entre les sociétés alsaciennes et l’Iran pourront prendre, selon la CCI, quelques années.