Colmar: Non-lieu requis en faveur du gendarme ayant tué par balle un détenu

JUSTICE Le procureur estime que le gendarme était en situation de légitime défense...

A.I. avec AFP

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Non-lieu requis pour un gendarme ayant tué un détenu. (Illustration)
Non-lieu requis pour un gendarme ayant tué un détenu. (Illustration) — Elisa Frisullo / 20 Minutes

Contrairement aux réquisitions du parquet, le gendarme ayant tué un détenu durant son escorte sur l’A35 près de Colmar en août 2014 n’avait pas été mis en examen. Mardi, le parquet de Colmar a requis un non-lieu à son encontre, alors placé sous le statut de témoin assisté.

Le procureur de Colmar, Bernard Lebeau, a estimé qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre le gendarme car il se trouvait en situation de légitime défense au bénéfice d’une collègue, violemment agressée par le détenu.

Agression soudaine

Le gendarme faisait partie de l’escorte qui était chargée d’amener le détenu, âgé de 23 ans, de la maison d’arrêt de Strasbourg au bureau de juge d’instruction à Colmar, pour qu’il soit entendu dans une affaire de vols à main armée.

Peu après les faits, le parquet avait expliqué que le détenu avait soudainement agressé la gendarme assise avec lui à l’arrière de la voiture et tenté de prendre son arme de service. Le gendarme qui conduisait avait alors arrêté le véhicule sur la bande d’arrêt d’urgence, puis tenté en vain de maîtriser le détenu, avant de faire usage de son arme à feu.

Renaud Bettcher, avocat d’une des parties civiles, s’est dit « parfaitement indigné » par le réquisitoire de non-lieu et a souligné qu’il ferait appel si le juge suivait le parquet.