Alsace: Les 16 militants de Greenpeace relaxés après leur refus de donner leur ADN

NUCLEAIRE En septembre 2014, 55 militants de Greenpeace s’étaient introduits dans la centrale nucléaire de Fessenheim. Arrêtés, 16 d’entre eux étaient poursuivis pour avoir refusé un prélèvement d’ADN…

F.H. avec AFP

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Banderole déployée par les militants de Greenpeace lors de leur intrusion dans la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin, Alsace), le 18 mars 2014.
Banderole déployée par les militants de Greenpeace lors de leur intrusion dans la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin, Alsace), le 18 mars 2014. — TANTUSSI MICHELE/SIPA

Condamnés pour leur intrusion dans la centrale nucléaire de Fessenheim mais pas pour leur refus d’un prélèvement ADN. Mercredi, la cour d’appel de Colmar a confirmé la relaxe de 16 militants de Greenpeace qui avaient refusé des prélèvements ADN après leur participation à une opération dans la centrale haut-rhinoise en mars 2014.

Le droit des prévenus n’a pas été respecté

Dans son arrêt, la cour d’appel a considéré que les droits de la défense des prévenus « n’ont pas été pleinement respectés », ceux-ci n’avaient pu être assistés d’un avocat. Ce qui est contraire au droit européen. « La personne soumise à un prélèvement biologique doit pouvoir donner une autorisation éclairée quant à la destination de celui-ci mais aussi les conséquences d’un refus », a souligné la cour.

>> A lire aussi : Le casse-tête du démantèlement d’une centrale nucléaire de Fessenheim.

L’arrêt de la cour confirme un jugement de première instance du tribunal correctionnel de Colmar. En septembre 2014, 55 militants de Greenpeace avaient été condamnés à deux mois de prison avec sursis pour leur participation à l’opération d’intrusion.