Attentats à Paris: «Marseillaise», minute de silence et palpations pour Strasbourg-Belgrade

BASKET La SIG renforce son dispositif de sécurité pour la réception de l’Etoile Rouge de Belgrade, jeudi, en Euroligue. Le club compte également rendre hommage aux victimes des attentats de Paris…

Floréal Hernandez

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Le Rhenus de Strasbourg lors de la rencontre entre la SIG et le Real Madrid en Euroligue, le 13 novembre 2015.
Le Rhenus de Strasbourg lors de la rencontre entre la SIG et le Real Madrid en Euroligue, le 13 novembre 2015. — Capture d'écran www.sigstrasbourg.fr

La SIG avait classé la réception de l’Etoile Rouge de Belgrade en Euroligue comme à risques. Après les attentats à Paris, le club a rehaussé considérablement son dispositif de sécurité.

« On a augmenté de 30 % le nombre d’agents de sécurité [une cinquantaine]. Que ce soit les spectateurs ou nos fournisseurs, à l’entrée principale ou aux portes annexes, il y aura des palpations et l’obligation d’ouvrir les sacs pour entrer dans le Rhenus », annonce Martial Bellon, le président de la SIG.

Location à l’arrêt depuis vendredi

Mardi, le club avait averti ses supporters des fouilles des sacs et lister les objets confisqués à l’entrée de la salle : « bouteilles d’eau, déodorants, canettes ». La SIG a constaté un effet des attentats à Paris.

Depuis vendredi, « la location de place est quasi arrêtée alors que le résultat face au Real Madrid [victoire 93-86 sur le champion d’Europe] aurait dû provoquer l’inverse », souligne Vincent Collet, le coach strasbourgeois. Mercredi, 4.300 billets avaient été vendus.

Pour rendre hommage aux victimes des attaques terroristes, la SIG jouera La Marseillaise avant le match quitte à désobéir au protocole de l’Euroligue comme Nanterre, mardi, et les spectateurs seront invités à observer une minute de silence.

Lundi, staff et administratifs de la SIG avaient prévu de respecter la minute de silence nationale à midi. Les joueurs s’y sont associés et tout le club s’est retrouvé au milieu du parquet. « C’est dans la tête de tout le monde, constate Vincent Collet. C’est ce qui est cherché [par les terroristes]. »

 

 

Aucun joueur étranger de la SIG n’a manifesté un quelconque désir de quitter Strasbourg après les attentats parisiens. « C’est dur de voir ce qui s’est passé à la télé, de lire les journaux », reconnaît Romeo Travis qui a joué en Israël et qui était en Ukraine quand la guerre s’est déclarée.

Samedi, tous ses proches sont venus aux nouvelles. « Ils étaient inquiets pour moi. Je suis le petit dernier de la famille, j’ai deux grandes sœurs et un grand frère », sourit l’ailier-fort de 2,01 m et 101 kg.