VIDEO. Strasbourg: Une nouvelle comédienne pédale dans la Choucrouterie

CULTURE La nouvelle revue satirique de la Choucrouterie débute ce vendredi. Parmi les huit comédiens, une petite nouvelle Margaux Lagleize…

Floréal Hernandez

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Margaux Lagleize (au centre) est la petite nouvelle de la revue satirique du théâtre de La Chouc'routerie.
Margaux Lagleize (au centre) est la petite nouvelle de la revue satirique du théâtre de La Chouc'routerie. — Théâtre de la Choucrouterie

Son accent n’est ni du Bas-Rhin ni du Haut-Rhin mais son humour a séduit le théâtre de la Choucrouterie. Margaux Lagleize, 26 ans, est le nouveau visage de la revue satirique Burnes out !! qui débute ce vendredi.

Originaire des Hautes-Pyrénées et étudiante en Master traduction audiovisuelle à Strasbourg, la jeune femme n’était pas prédisposée à se moquer des Lorrains, du Racing club de Strasbourg ou du maire de Colmar Gilbert Meyer.

Son rite initiatique ? Boire des bières

La revue satirique de la Choucrouterie, Margaux Lagleize l’a découverte sur scène une fois qu’elle lui avait fourni un sketch et une chanson en 2014. Cette petite contribution lui a permis d’être invitée à la réunion des auteurs, cet été. Et là, « le courant est bien passé », reconnaît la comédienne qui a été sollicitée pour passer une audition pour remplacer Sabrina Rauch et qui a éte choisie.

>> Chanson Les bœufs extraite de la revue 2013 La moitié des politiques sont des bœufs.


La comédie est « une reconversion » pour la Pyrénéenne. « En traduction, je n’ai qu’une expérience professionnelle : la traduction d’un contrat d’assurance allemand en français. Trente pages en six jours en m’arrêtant seulement pour dormir et manger mais pas pour me laver », rigole Margaux Lagleize passée par l’improvisation et le Conservatoire à Strasbourg.

>> A lire aussi : Un label pour la satire alsacienne.

Jusqu’à jeudi, elle a enchaîné les répétitions avec les sept autres comédiens de la revue satirique. « Ça a été très facile de s’intégrer. Ils ont été bienveillants en m’expliquant toutes les choses à savoir de la machine qu’est la revue. »

Elle chantera en alsacien

Son rite initiatique s’est limité à boire des bières. Roger Siffer lui a fait bosser sa prononciation en alsacien. Car si Margaux Lagleize n’est pas dialectophone, elle ne se cantonnera pas à la salle française pendant le spectacle. « Je chante dans la salle alsacienne. C’est un sketch avec du français dedans, j’ai même eu le droit de placer mon accent du Sud », rigole-t-elle.

>> Don’t Stop Me Now de Queen.



Comme auteure, elle a fourni un sketch sur l’assouplissement de la loi Evin par l’Etat à la revue 2015. Margaux Lagleize le résume d’un « L’alcool, c’est mal mais c’est la France ». Deux de ses pastiches de chansons ont été conservés : l’une sur Don’t Stop Me Now de Queen est la chanson de présentation de la revue satirique, l’autre est sur un air de Disney et traite de l’immigration.

La Reine des Neiges ? La comédienne refuse de répondre mais glisse : « La choré est difficile à retenir mais Roger [Siffer] y prend goût (rire). » Imaginer le cabarettiste lever les bras et se mouvoir gracieusement sur Libérée, délivrée ne manque pas de raifort.