VIDEO. Strasbourg: Ils récupèrent les fruits «moches» pour en faire des jus

CONSOMMATION Trois jeunes Strasbourgeois lancent la marque « Moi, moche et bon » contre le gaspillage alimentaire...

Alexia Ighirri

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Les jus de la amrque "Moi, moche et bon"
Les jus de la amrque "Moi, moche et bon" — A. Ighirri / 20 Minutes

Une pomme un peu trop petite, une banane difforme, un melon d’une mauvaise couleur... Ces produits, comme environ 30 % des fruits et légumes produits, sont écartés du circuit de la consommation en France. La raison ? Ils ne répondent pas aux critères de la distribution, tels que le calibrage ou la couleur.

Eh bien Séverin Meuillet, Cagri Parlakkilic et Thomas Garcia, trois étudiants du Bachelor Jeunes Entrepreneurs de l’EM Strasbourg, âgés de 22 et 21 ans, ont décidé de leur donner une seconde vie. Et de lutter ainsi contre le gaspillage alimentaire, en lançant la marque « Moi, moche et bon ».

 

Le principe ? Les trois Strasbourgeois récupèrent les produits provenant d’écarts de tri pour les revaloriser et les transformer en jus de fruit « responsable ». Pour le moment, « Moi, moche et bon » travaille avec des pommes - « différentes, petites, trop vertes, pas assez rouges », dixit l’un des trois étudiants Cagri Parlakkilic- pour en faire du jus 100 % naturel et 100 % alsacien.

Les bouteilles ont commencé à faire leur place dans les rayons de petites supérettes (neuf points de vente dans l’agglomération) et à trouver preneur : en septembre et octobre, 650 bouteilles ont été vendues.

Un appel au financement des internautes

Mais les trois Strasbourgeois ont envie de voir plus grand. Ils ont, comme l’a fait la marque « Gueule cassée », lancé une campagne de financement participatif sur Internet.

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Ils ont jusqu’à début janvier pour récolter 12.000 euros. Une somme qui leur permettra, entre autres, de réaliser un nouveau lot et mettre la main sur un lieu de stockage. « Le but, c’est vraiment d’élargir notre champ d’action. On aimerait développer de nouveaux produits, comme d’autres jus, des soupes, des compotes ou encore des confitures », détaille Cagri Parlakkilic. A terme, les trois entrepreneurs aimeraient ouvrir un magasin pour y présenter toute leur gamme de produits mais y vendre aussi des fruits et légumes moches en vrac.