Strasbourg: La ville veut prendre à bras le corps la question des chats errants

ANIMAUX Le groupe de travail sur la place de l’animal en ville a mené une réflexion sur ce sujet…

Alexia Ighirri
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Chats errants (Illustration)
Chats errants (Illustration) — G. VARELA / 20 MINUTES

A l’heure où l’Australie veut éradiquer deux millions de chats errants dans le pays, la ville de Strasbourg veut mettre fin aux errements autour du sujet. Mais on n’y parle pas d’éradication : le groupe de travail sur la place de l’animal travaille à un statut de chat errant de la ville de Strasbourg.

C’est l’une des deux premières réflexions menées par ce groupe de travail créé début 2015, qui regroupe notamment des associations en rapport avec les animaux et l’environnement ainsi que des éthologues.

La SPA est débordée

« Il n’y a pas de plaintes mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas traiter le sujet », prévient Christel Kohler, adjointe au maire en charge de la Ville en nature et ville nourricière, qui s’occupe de ce groupe de travail.

« Il y a un certain nombre de colonies de chats (une vingtaine de chats par colonie en moyenne) à Strasbourg. Le groupe de travail veut venir en aide aux associations qui les stérilisent mais qui manquent aujourd’hui de moyens. Et d’un autre côté, la chatterie de la SPA est complètement engorgée », poursuit l’élue.

Stérilisation massive

Christel Kohler appelle à une « stérilisation massive » pour éviter une prolifération. Pour ce faire, le groupe de travail s'associe à la Fondation 30 millions d’amis pour mettre en place le statut du chat de la ville, à l’instar de ce qui se fait à Montpellier. Un dispositif qui sera abordé lors de la prochaine commission du groupe de travail le 29 octobre.

Concrètement, des tournées de ramassage de chats seront organisées avec des associations. Les félins seront ensuite stérilisés puis relâchés sur site.

« On a aussi commencé une discussion avec la SPA sur l’extension de la chatterie », ajoute Christel Kohler, qui précise toutefois que le groupe de travail est encore « au stade de l’évaluation. Il faut mettre en place une cartographie des colonies parce qu’on n'a aucune idée du nombre de chats errants à Strasbourg ». Ce qui sera également utile pour chiffrer le coût de cette campagne.