Fessenheim: Un jeûne pour la fermeture de la centrale nucléaire

ENVIRONNEMENT Les associations antinucléaires lancent plusieurs actions ce samedi...

Alexia Ighirri

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manifestation anti nucleaire. Die-in place de la république. Le 18 03 07
manifestation anti nucleaire. Die-in place de la république. Le 18 03 07 — G . VARELA / 20 MINUTES

La mobilisation, un cran au-dessus. Dans le cadre d’une « veille-actions » organisée à Strasbourg jusqu’au 31 octobre par le collectif Convergences des luttes en Alsace et ailleurs rythmé par des rassemblements et la mise en place d’un stand place Kléber, un jeûne va être lancé ce samedi pour réclamer la fermeture de la centrale de Fessenheim.

Pour signifier leur engagement « corps et âme », des militants antinucléaires feront un jeûne à durée indéterminée pour mobiliser progressivement la société civile. C’est Pierre Rosenzweig, membre de Stop Fessenheim et du réseau Sortir du nucléaire, qui le débutera : « C’est le moment ou jamais, lâche-t-il. C’est peut-être mieux qu’une pétition ou que des lettres demandant des rendez-vous… Ça fait dix ans qu’on ne nous reçoit pas. La stratégie est un peu différente. On veut mobiliser les citoyens sur la durée ».

 

« Un médecin va quand même me surveiller »

Il ne s’agit pas d’une grève de la faim, le collectif Convergences des luttes en Alsace et ailleurs ne souhaite exercer « aucun chantage ». Il ne veut pas prendre de risque non plus en termes de santé : « Je ne vais pas me ruiner la santé pour un objectif dont on ne sait pas s’il est vraiment atteignable. Il s’agit d’être raisonnable, explique Pierre Rosenzweig. J’ai déjà jeûné plusieurs fois, mais pendant quelques jours seulement. Je suis végétarien, c’est peut-être plus facile, mais un médecin va quand même me surveiller. »

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Si les antinucléaires comptent sur cette action pour alerter les gens « sur les possibles conséquences d’un incident, sur la contamination du Rhin par exemple », dixit le membre de Stop Fessenheim, ils veulent aussi rappeler au président de la République sa promesse. « La seule parole que François Hollande peut tenir c’est Fessenheim. Sur le chômage il ne peut pas la tenir, sur les gesticulations en Syrie non plus. Sur Fessenheim, il n’y a que lui qui décide, même si la pression en face est énorme », estime le militant.