Strasbourg: Ce mardi, ne comptez pas vous soulager aux toilettes publiques

SOCIAL Des agents de l’Eurométropole condamnent la fermeture des toilettes publiques place d’Austerlitz et sont en grève…

Gilles Varela
Strasbourg le 21 septembre 2015.  Les toilettes publiques sont fermées place d'Austerlitz. Bertrand Blindauer, délégué CGT Eurométropole.
Strasbourg le 21 septembre 2015. Les toilettes publiques sont fermées place d'Austerlitz. Bertrand Blindauer, délégué CGT Eurométropole. —

« En Alsace, on pourrait manger par terre dans les toilettes, tant c’est propre ! C’est du bon boulot, dommage qu’elles soient fermées », regrette Adèle, usagère des latrines située place d’Austerlitz.

Un avis que partage Bertrand Blindauer, délégué syndical CGT à l’Eurométropole, mais pour d’autres raisons : « C’est un mauvais signal qui est donné par nos élus. Il ne s’agit pas qu’un simple service rendu aux usagers, c’est du lien social, de la sécurité et même des conseils [d’information ou d’orientation] qui disparaissent. »

Optimiser l’utilisation des toilettes et moduler les heures et périodes d’ouverture

Pour Françoise Bey, vice-présidente de l’Eurométroplole en charge de la propreté urbaine, « il n’est pas apparu utile de les laisser ouvertes tout le temps. Il faut optimiser leur utilisation et regarder à la dépense publique. Et elles seront ouvertes pour la période du marché de noël et les discussions ne sont pas closes. Ces toilettes ont été provisoirement fermées à la suite de l’ouverture de celles place de l’Etoile et la baisse de fréquentation qui a été constatée à Austerlitz. Car c’est essentiellement les touristes qui les utilisent. Il y a d’autres toilettes dans un rayon de 500 mètres. Si le besoin est important, nous en reparlerons alors avec l’adjoint du quartier Oivier Bitz et le président de l’Eurométropole. »

Strasbourg le 21 septembre 2015. Les toilettes publiques sont fermées place d’Austerlitz. - G. Varela/20 Minutes

 

« Au-delà de ça, c’est la casse du service public qui continue. Ils veulent privatiser une grande partie des services. Mis à part en hypercentre, les toilettes publiques vont être automatisées ou seront privées. il convient de savoir quelle place est accordée aux services rendus à la population », s’insurge Bertrand Blindauer.

« La formation du personnel, le vrai débat »

Des inquiétudes que ne partage pas François Bey : « Je m’étonne que le débat se cristallise sur cette place. Aucune suppression de poste n’est envisagée, juste des réaménagements d’horaires. Nous sommes dans la discussion. Le vrai débat, c’est la sécurité du personnel et leur bien-être, sa formation car il y a eu plusieurs agressions ces derniers temps. Nous envisageons une nouvelle formation pour apprendre à désamorcer une situation délicate, les rondes de police se sont multipliées, il y a un système d’alerte, nous allons nous appuyer sur la vidéo surveillance. »

En attendant, les employés sont en grève ce mardi et font signer aux passants la pétition pour une réouverture… urgente.