Strasbourg: A la recherche d'un travail en dehors des murs de Pôle emploi

SOCIETE Les initiatives se multiplient dans l’agglomération pour permettre des entretiens directs entre demandeurs d’emploi et employeurs…

Alexia Ighirri
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Salon job days pour la recherche d'emploi des jeunes à Strasbour
Salon job days pour la recherche d'emploi des jeunes à Strasbour — Alexia Ighirri/20 Minutes

Pour trouver du travail, on pourrait presque dire que tous les moyens sont bons. Face au système plus traditionnel dans les agences de Pôle emploi, plusieurs initiatives « hors les murs » ont vu le jour dans l’agglomération strasbourgeoise.

Celles-ci permettent aux demandeurs d’emploi de rencontrer directement les employeurs et elles rencontrent un succès grandissant.

Des candidats par centaines

On peut citer en exemple les Job dating de la ville de Schiltigheim, dont la dernière édition a vu environ 300 personnes déposer leur CV, les Cafés contact de l’emploi, dont le 160e rendez-vous (depuis 2007) aura lieu le 22 septembre à la Montagne Verte, ou encore les Job days consacrés à l’intérim, ce jeudi au Neuhof, au cours desquels 200 jeunes issus des quartiers prioritaires ont pu s’entretenir avec une quinzaine d’agences d’emploi.

« Mais cette opération n’est pas un one shot. Il y a un avant et il y aura un après », prévient Pascal Wespiser, président régional de Prism’Emploi, indiquant que les candidats sélectionnés pour cette journée avaient suivi un atelier cet été et qu’ils seront suivis durant un an. Il reconnaît néanmoins que « pour que les jeunes viennent nous voir, il fallait sortir de nos murs. Aujourd’hui il y a une multiplication des points de contact, avec les réseaux sociaux par exemple. Les jeunes ne lisent plus les petites annonces dans la presse et certains ne vont plus à Pôle emploi… ».

« Gagner du temps »

Des rendez-vous à Pôle emploi, Tomei, habitant du Neuhof de 24 ans, en a eu plusieurs. Titulaire d’un CAP cuisine, mais au chômage depuis quatre ans, c’est la première fois qu’il participe à ce genre d’initiatives : « Je crois que ça permet de nous faire gagner du temps », juge celui qui élève seul sa fille, et espère donc vite trouver un emploi pour subvenir à ses besoins.

Léonard Specht, DRH de Lohr industrie, estime que ces initiatives permettent aux demandeurs d’emploi de gagner trois à quatre mois : « On prend davantage le temps avec eux pour les former, leur donner des clés ». Maud, 22 ans, qui a récemment déménagé de Montbéliard à Strasbourg un BEP hôtellerie-restauration en poche, confirme. « C’est toujours bien d’avoir d’autres conseils, ça ne peut qu’apporter du plus », sourit la jeune femme, estimant elle aussi que ce genre de rendez-vous facilite la recherche d’un emploi.