Bas-Rhin : Les agriculteurs alsaciens lèvent leurs barrages

AGRICULTURE Les barrages à la frontière allemande des agriculteurs alsaciens sont levés, après qu'ils aient obtenu un rendez-vous avec Stéphane Le Foll…

C.T avec AFP
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Des véhicules bloqués par des agriculteurs sur un point entre la France et l'Allemagne à Strasbourg, le 27 juillet 2015
Des véhicules bloqués par des agriculteurs sur un point entre la France et l'Allemagne à Strasbourg, le 27 juillet 2015 — FREDERICK FLORIN AFP

Les agriculteurs alsaciens ont décidé de lever les barrages qu’ils avaient érigés à la frontière allemande, après avoir obtenu gain de cause, ont annoncé leurs représentants à l’issue d’une réunion avec le préfet, ce lundi après-midi.

« On lève les barrages dans l’immédiat », a déclaré Franck Sander, président de la FDSEA (Fédérations Départementales des Syndicats d’Exploitants Agricoles) du Bas-Rhin, suite à l’obtention d’un rendez-vous avec le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll (PS).

Les agriculteurs restent cependant mobilisés « en attendant des résultats », a précisé Franck Sander. « D’ici à la fin du mois d’août, il y a des choses qui vont se passer », a-t-il ajouté, laissant sous-entendre que certaines actions viseraient la grande distribution et tous ceux « qui ne jouent pas le jeu » des engagements pris auprès des pouvoirs publics.

Entre 300 et 400 camions bloqués à la frontière allemande

Les barrages étaient installés depuis dimanche 22 heures sur six passages routiers entre la France et l’Allemagne, dont cinq ponts visant les camions d’outre-Rhin transportant des produits agroalimentaires ou des matières premières agricoles.

L’objectif était de dénoncer « les distorsions de concurrence », dont ils s’estiment victimes au profit de leurs homologues étrangers. Plusieurs raisons sont en cause comme « la surenchère de normes » en France, mais aussi les différences entre les coûts de la main-d’œuvre.

Lors du rendez-vous fixé avec le ministre de l’Agriculture, les agriculteurs souhaitent évoquer ces différentes questions, qui ne sont pas prises en compte dans le cadre des mesures annoncées récemment par le gouvernement. Depuis dimanche soir, les agriculteurs ont obligé 300 à 400 camions étrangers à rebrousser chemin une fois à la frontière, selon les sources syndicales interrogées.