Strasbourg: Quand les abeilles colonisent la ville

ENVIRONNEMENT La Compagnie des transports strasbourgeois a, elle aussi, installé ses propres ruches et a pu faire sa première récolte de miel…

Alexia Ighirri

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Strasbourg, le 7 juillet 2015 : La CTS lance sa production de miel
Strasbourg, le 7 juillet 2015 : La CTS lance sa production de miel — Alexia Ighirri/20 Minutes

La Compagnie des transports strasbourgeois met un peu plus de biodiversité dans son réseau. Mardi, la CTS a signé la charte d’engagement pour la biodiversité de l’Eurométropole de Strasbourg. Elle s’est ainsi engagée à abandonner les produits chimiques pour l’élimination des mauvaises herbes, à l’installation d’un hôtel à insecte à son dépôt de la Kibitzenau ou encore à la pousse libre d’une prairie mellifère.

Surtout la CTS accueille depuis mai, à la Kibitzenau, trois ruches gérées par l’association Asapistra. « On compte 180.000 résidents supplémentaires (les abeilles) maintenant au dépôt », sourit Alain Fontanel, président de la CTS. La première récolte vient d’être réalisée et s’élève à 12kg. Le miel ne sera pas commercialisé, il sera plutôt destiné à des dégustations pour les agents de la CTS ou à devenir un lot dans des concours.

Plusieurs ruchers à Strasbourg

La CTS rejoint ainsi les collectivités ou grands magasins, ayant déjà quelques récoltes de miel à leur actif. C’est le cas du centre commercial Rivétoile par exemple, qui effectuera sa deuxième récolte de miel jeudi.

Des installations de ruchers qui éclosent un peu partout en ville et qui deviendraient presque tendance. « Du fait que nous abandonnons les produits phytosanitaires, les abeilles se plaisent en ville. Il y a plein d’apiculteurs qui souhaitent s’installer en ville et des entreprises qui y voient un symbole de la biodiversité », explique Christel Kohler, adjointe au maire en charge de la ville en nature et la ville nourricière.

« Il faut un juste équilibre »

L’élue se réjouit de ces initiatives et rappelle que la ville les encourage en mettant à disposition des terrains.

Elle prévient toutefois : « Il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas trop de ruchers dans un même endroit car l’abeille peut entrer en compétition avec l’abeille sauvage pollinisatrice », indique-t-elle. La ville travaille à une cartographie à peu près exhaustive : « C’est un début de réflexion pour l’optimisation de l’installation de ruches. C’est comme tout, il faut un juste équilibre. »