Attentats en Isère: A la mosquée de Pontarlier que Yassin Salhi a fréquenté, on tombe des nues

TERRORISME Yassin Salhi, le principal suspect de l’attentat en Isère, est originaire de Pontarlier, dans le Doubs…

Floréal Hernandez

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Pontarlier, Jura, Franche-Comté.
Pontarlier, Jura, Franche-Comté. — Capture d'écran Google Maps

Naceur Benyahia a été surpris d’entendre le nom de Yassin Salhi à propos de l’attentat terroriste perpétré ce vendredi matin en Isère. Car le président de l’association cultuelle de la mosquée Philippe Grenier de Pontarlier (Doubs) a connu l’homme arrêté par un pompier après l’attaque contre l’usine de gaz industriels de à Saint-Quentin-Fallavier. « C’est un garçon que j’ai connu, il y a une dizaine d’années. Un gars calme qui jouait au foot », raconte Naceur Benyahia qui n’était à l’époque pas président du culte.

Pas de problème de radicalisation à Pontarlier

Au début des années 2000, des jeunes radicalisés ont tenté de prendre le contrôle de la mosquée Philippe Grenier, rapporte L’Est Républicain. « C’était une personne, corrige Naceur Benyahia. Il a tenté de faire changer le règlement intérieur. Ça a été bref et vite fait, on l’a mis dehors. »

Le maire de Pontarlier, Patrick Genre, élu depuis 1999, ajoute : « Ça a été très bien géré en interne par l’association cultuelle qui a su empêcher une quelconque récupération de la mosquée. » L’édile souligne qu’il n’y aucun problème de radicalisation dans la ville de 20.000 habitants. « Dans notre mosquée, il n’y a pas de mouvance, annonce Naceur Benyahia. Notre culte se base sur le livre sain et sur le prophète. Si quelqu’un essaie d’interférer, il quitte le culte. » En ce vendredi de ramadan, près de 120 fidèles ont participé à la grande prière.

Une famille dispersée à la mort du père

A propos de Yassin Salhi, le président de l’association cultuelle de la mosquée Philippe Grenier pensait qu’il se trouvait toujours à Besançon. « Il a quitté Pontarlier quand son père est décédé et que sa mère est alors retournée vivre au Maroc. Les frères et sœurs se sont dispersés. Je ne savais pas qu’il était marié, qu’il avait trois enfants. »

Des informations que Naceur Benyahia aurait préféré ne pas apprendre par la télévision dans un reportage relatant un attentat.