Strasbourg: Les opposants à l'extension du centre de primatologie veulent passer à l'action

SOCIETE Ils font une grève de la faim totale pour s’opposer à l’extension du centre de primatologie de Niederhausbergen…

Gilles Varela

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Pamela Hamdi et Christophe Lepretre, deux grévistes de la faim à Strasbourg.
Pamela Hamdi et Christophe Lepretre, deux grévistes de la faim à Strasbourg. — Animavie

Ils font la grève de la faim pour s’opposer à l’extension du centre de primatologie de Niederhausbergen. Mais samedi, en plein centre-ville, Pamela, une sympathisante de l’association Animavie qui entamait son treizième jour de grève de la faim a fait un malaise suite à une hypotension.

« Nous sommes plus déterminés que jamais, assure Christophe Lepretre, président de l’association Animavie, lui-même en grève depuis 23 jours. Nous n’avons aucune nouvelle de la part des autorités, aucune négociation. Attendent-ils qu’il y ait un décès ? Ce sera de leur faute. C’est aux pouvoirs publics de mettre un terme à notre situation, mais c’est le silence total. »

« Malgré le malaise de Pamela, les revendications restent les mêmes »

Secourue par les pompiers et malgré l’avis du médecin, Pamela a cependant refusé d’être conduite à l’hôpital, refusant qu’on lui donne du glucose, qui aurait mis fin à sa grève totale de la faim. Actuellement, six autres personnes en France mènent le même combat.

Malgré la fatigue et l’épuisement physique, les revendications demeurent, à savoir le retrait de l’autorisation du préfet de l’extension du centre de primatologie, qui permettrait selon eux de doubler la capacité d’accueil des singes, passant de 800 à 1.600 (630 actuellement). Dans le viseur également des associations, le négoce de certains singes avec des laboratoires européens de recherches scientifiques, mais aussi les « cages » qui seraient trop petites.

Des reproches que conteste catégoriquement le centre de primatologie, dédié à l’étude comportementale des primates et à la formation d’étudiants et de professionnels destinés à la recherche, aux soins ou à la protection des singes.

Des recherches scientifiques alternatives

« Nous voulons que les méthodes de recherches scientifiques alternatives soient favorisées et nous demandons la fin des expérimentations physiques sur les singes. C’est une question d’éthique, non seulement pour le singe mais aussi pour l’homme. Il faut arrêter de favoriser les anciennes sciences et leurs effets secondaires désastreux sur l’homme », ajoute Christophe Lepretre.

Et le collectif prévient : « Si nos forces nous le permettent, nous irons à l’Elysée cette semaine. »