Plutôt que de voter blanc, votez Blanc

©2007 20 minutes

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Si vous n'avez pas encore vu son portrait sur les panneaux électoraux, tout est normal: elle devait poser ses premières affiches la nuit dernière, «avec la colle que m'a gentiment fournie Francis Lalanne». Candidate dans la 2e circonscription, Géraldine Grün-Nevers milite au Parti Blanc. «Je ne veux pas remporter l'élection. Si les électeurs ont un favori, qu'ils votent pour lui», annonce d'emblée la jeune femme, âgée de 30 ans, qui travaille dans les médias. Alors, pourquoi être candidate? «Ces législatives sont le point d'orgue d'une campagne menée depuis quelques années pour obtenir une reconnaissance du vote blanc. Mais si je suis élue, je démissionnerai », explique-t-elle. Via sa présence aux législatives, le Parti Blanc espère en revanche mobiliser les futurs députés sur la question de l'officialisation du vote blanc. «Ce serait un premier pas vers un peu plus de démocratie participative», note la candidate. «En votant blanc, il y a bel et bien un accomplissement du geste électoral et donc reconnaissance de son importance», note la jeune femme. Pour elle comme pour son parti, «cette officialisation serait une manière de contraindre les hommes politiques à soigner leur programme au lieu de tenter de regrouper les mécontents». Car une prise en compte des bulletins blancs diminuerait le nombre de votes par défaut, fait remarquer Géraldine Grün-Nevers: «Faute de pouvoir voter blanc, les électeurs contestataires font le choix des extrêmes». Comme en 2002.

Parti
Créé en 2000, le Parti Blanc présente des candidats aux élections législatives dans cinq autres villes: Paris, Marseille, Bordeaux, Caen et Toulouse. Infos sur www.partiblanc.fr