Strasbourg: «En termes de recherche, on est en Ligue des champions», selon le président de l'Université

UNIVERSITE La pose de la première pierre du Centre de recherche en biomédecine de Strasbourg a été l’occasion de rappeler que la capitale alsacienne est un pôle important en termes de recherche…

Alexia Ighirri
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Le future Centre de recherche en biomédecine à Strasbourg.
Le future Centre de recherche en biomédecine à Strasbourg. — Architecture Groupe-6 +DeA architectes

Le bâtiment ne sera livré qu’en 2017, mais la pose de la première pierre du Centre de recherche en biomédecine de Strasbourg mardi aura permis à chacun des acteurs de souligner l’excellence de la recherche dans la capitale alsacienne.

« La recherche à Strasbourg est au meilleur niveau européen et international. Pour reprendre un terme sportif, on est en Ligue des champions », se réjouit Alain Beretz, le président de l’Université de Strasbourg (Unistra), citant alors les domaines « de la chimie, avec deux prix Nobel en exercice (Marin Karplus et Jean-Marie Lehn), ou de biologie avec un autre prix Nobel (Jules Hoffmann). Mais il y a aussi d’autres points d’excellence en histoire, en droit européen ou encore en sciences des religions ».

« Une image du dynamisme et du progrès »

Alain Beretz voit, dans ce niveau d’excellence, les retombées pour le territoire : « C’est important pour une métropole d’être identifiée, connue dans le monde pour son université et ses laboratoires. Les entreprises peuvent choisir de s’implanter à Strasbourg et en Alsace car tout cela donne l’image d’une région de la connaissance, de la découverte, une image du dynamisme et du progrès. »

Un sentiment partagé par Yves Lévy, président-directeur-général de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) : « Strasbourg est un grand centre de recherche par ses multiples thématiques (une dizaine pour l’Inserm) et ses différentes équipes. L’université est très active et a connu beaucoup de succès ». Il saluera aussi au passage « la production scientifique évidente » de la part des chercheurs strasbourgeois.

Un bâtiment pour 250 chercheurs

On pourrait, entre autres, penser aux collaborations internationales du Pr Thomas Baumert (Unité mixte de recherche 1110 Inserm/Université de Strasbourg « Institut de recherche sur les maladies virales et hépatiques »), parmi lesquelles une récente concernant une approche préventive et thérapeutique pour l’hépatite C. Ou encore des avancées telles que l’implantation de l’œil bionique et la création de la première chambre allergène en France du côté des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS).

Avec ce nouveau bâtiment de près de 14.000m², les conditions de travail devraient être meilleures encore pour quelque 250 chercheurs installés à proximité de l’hôpital et du Campus des technologies médicales de Strasbourg.