Drogue et armes : Avant Strasbourg, d'autres clips ont aussi fait scandale

JUSTICE Avant le Strasbourgeois Abdelos, les autorités se sont intéressées à de nombreux autres clips mettant en scène des armes et de la drogue...

Alexia Ighirri

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Clip d'Abdelos
Clip d'Abdelos — Capture d'écran - Youtube

Le clip « Eider » du rappeur strasbourgeois Abdelos fait couler beaucoup d’encre. La raison ? On y voit notamment de jeunes hommes exhibant des armes à feu et préparant des barrettes de cannabis et de l’héroïne au quartier du Neuhof, à Strasbourg. La vidéo est désormais dans le viseur des autorités et l’enquête judiciaire ouverte samedi suit son cours.

Il s’agit désormais pour les policiers de matérialiser l’infraction. En attendant de pouvoir confirmer ou non si les armes et la drogue utilisées dans le clip sont vraies -ce que dément le réalisateur-, des figurants à visage découvert dans la vidéo auraient déjà été identifiés par les forces de l’ordre.

D’un rappel à la loi à une lourde sanction pénale

Les suites de l’enquête seront données par le procureur de Strasbourg. Cela peut aller d’un rappel à la loi à une sanction pécunière, voire une sanction pénale plus dure.

Si ce type d’enquête s’avère être une première à Strasbourg, selon une source proche du dossier, de nombreux autres clips et artistes mettant en scène des armes ou de la drogue ont eu affaire à la justice.

De Booba à un groupe d’enfants de Sarcelles

Parmi les plus connus, Booba avec son clip « A4 » tourné en mai 2012. Le tribunal de Pointe-à-Pitre a condamné quatre de ses figurants, vus en train de brandir et tirer avec des fusils à pompe dans la vidéo. Ils ont écopé de peine allant de 200 euros d’amende à 7 mois de prison ferme.

Il y a un an, dans le quartier de l’Ariane à Nice, deux personnes figurant dans le clip du groupe Negrescro ont été condamnées à un an ferme pour avoir exhibé de vraies armes (fusil à pompe et kalachnikov). Pour ce même motif, les cinq figurants du clip des rappeurs Djadja et Dinaz, arrêtés en décembre dans un quartier de Meaux, pourront également être condamnés.

Plus récemment, à Compiègne, une enquête a été ouverte par le parquet pour « incitation au trafic de drogue » après la diffusion du clip « Mes négros » de Papiss. Il y a deux mois, c’est le groupe Sarcelleslite qui a fait parler de lui avec sa vidéo « 1er pocheton » mettant en scène des enfants de Sarcelles de moins de 14 ans armés.