Alsace: «On ne retirera pas le droit local», affirme François Hollande

REFORME TERRITORIALE Le président de la République était à Strasbourg, dimanche matin, pour signer deux contrats avec la ville et la région Alsace...

Floréal Hernandez

— 

François Hollande lors d'une visite a l'Institut de science et d'ingénierie supramoléculaires (ISIS) de Strasbourg, le 30 janvier 2014.
François Hollande lors d'une visite a l'Institut de science et d'ingénierie supramoléculaires (ISIS) de Strasbourg, le 30 janvier 2014. — G. Varela \ 20 Minutes

La réforme territoriale agite l'Alsace. La fusion de la région avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne n'a été «soutenue par aucun élu alsacien», rappelle Philippe Richert, le président de la région Alsace, et elle suscite «des réserves, a admis le président de la République, et des inquiétudes des populations des trois régions».

Strasbourg, simple chef-lieu de la grande région pour l'instant

A Strasbourg, ce dimanche, François Hollande a tenu à rassurer les Alsaciens sur un point. «La future région comptera 6 millions d'habitants mais on ne retirera rien à l'Alsace. On ne retirera pas le droit local», a-t-il affirmé lors de son discours précédant la signature du contrat plan Etat-Région 2015-2020 de l'Alsace et du contrat triennal “Strasbourg, capitale européenne” 2015-2017.

>>> Réforme territoriale: Le préfet de la région Alsace devient «super préfet» de la grande région Est.

Le président de la République a rappelé que Strasbourg était «capitale européenne, chef-lieu de la grande région et eurométropole» mais en aucun cas, il n'a abordé la possibilité que la ville accueille «les fonctions exécutives et plénières du conseil régional [de la grande région]», comme l'aurait souhaité Philippe Richert. «Une chose difficile à imaginer» pour le président de la région Alsace.