«Suffisante» ou «too much», la sécurité autour des églises divise

SECURITE Des églises ont été la cible d'un attentat déjoué en région parisienne...  

Alexia Ighirri
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La cathédrale de Strasbourg et la place du Château. (Illustration)
La cathédrale de Strasbourg et la place du Château. (Illustration) — Varela

«Une ou deux églises» étaient visées par l'attentat déjoué dans le Val-de-Marne, une «cible facile, à forte valeur symbolique», a affirmé Antoine Basbous de l'Observatoire des Pays Arabes sur France Info. Reste que l'annonce de ce projet d'attaques terroristes raté pose la question de la sécurité des églises dans le cadre de plan Vigipirate.

Les églises sont-elles trop ou pas assez surveillées? A l'ombre de la cathédrale de Strasbourg, les avis sont partagés.

Antoinette, une retraitée marseillaise en vacances dans la capitale alsacienne, trouve que «pour l'instant, la sécurité autour des églises est suffisante». Un sentiment partagé par Mathieu, 33 ans, habitant la Vallée de la Bruche, croisé au pied de la cathédrale: «J'ai déjà vu deux escadrons. C'est même un peu "too much". Je ne pense pas que c'est ce qui va dissuader quoi que ce soit.»

«Il faut mettre le paquet»

David, quinqua strasbourgeois, ne serait pas choqué par un renforcement des effectifs autour des églises «comme autour de tout autre lieu de culte».

Monique et Marcel sont d'accords pour «être plus vigilant. Plus de sécurité, c'est plus rassurant. Les églises font partie du patrimoine qu'on a envie de conserver, indique le couple venu de l'Essonne. Comme l'a dit Manuel Valls, il faut s'attendre à une menace terroriste sans équivalent dans le passé. Il faut mettre le paquet.» Marcel ne voudrait pas alors «qu'à cause de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, les églises soient moins surveillées».

A l'Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL), on indique que depuis qula mise en place du plan Vigipirate, il n'y a pas eu de procédures particulières ni de déploiements spécifiques des forces de l'ordre. L'UEPAL invite par ailleurs à ne pas céder à un comportement de panique.
Contactées, les autorités catholiques alsaciennes n'ont de leur côté pu apporter de commentaire mercredi. Même silence à la préfecture du Bas-Rhin et d'Alsace, où l'on ne souhaite pas parler du dispositif de sécurité mis en place autour des églises à quelques jours de la venue de François Hollande dans la région.