VIDEO. Alex Lutz offre son premier grand rôle au cinéma à Tom Dingler

CINEMA Le Strasbourgeois Tom Dingler occupe l'un des rôles principaux dans le film d'Alex Lutz, «Le talent de mes amis», en salles le 6 mai...

Alexia Ighirri

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Tom Dingler lors de la présentation du film "Le talent de mes amis" à Strasbourg
Tom Dingler lors de la présentation du film "Le talent de mes amis" à Strasbourg — Alexia Ighirri/20 Minutes

Le talent de mes amis, premier film du Strasbourgeois Alex Lutz en salles le 6 mai, raconte l'histoire d'un triangle non pas amoureux mais amical.

Ce trio est joué par Alex Lutz, Bruno Sanches et Tom Dingler, copains à la ville comme à la scène. Ce dernier, plus habitué à écrire pour les deux autres (pour la scène ou encore Catherine et Liliane sur Canal+), joue le rôle du beau et brillant Thibaut, un spécialiste en développement personnel qui semble avoir réussi dans la vie et qui vient perturber la relation amicale d'Alex (Lutz) et Jeff (Bruno Sanches). C'est le premier grand rôle du Strasbourgeois au cinéma.

Tom Dingler, voilà un sacré rôle pour une première au cinéma...

Ah oui, on est tout de suite dans le bain! Il ne fallait pas rater le coup. C'était évidemment flippant, mais j'ai été rassuré par Alex (Lutz) qui m'a fait confiance et m'a accompagné avec douceur et bienveillance.

Vous aviez des craintes quant à votre présence dans le film?

Je n'ai pas passé d'essais. J'ai plutôt le statut d'auteur, mais pas d'acteur, du moins pour rien d'aussi grand. Quand on est parti sur ce casting (Alex Lutz, Bruno Sanches, etc.), je me suis dit qu'à un moment, ils vont prendre un autre mec. Un Ary Abittan, un Baptiste Lecaplain. Ne serait-ce que pour financer le film. Et puis les lectures ont avancé et au final...c'est moi! Il n'y a eu aucune négociation, aucun doute.

Comment vous êtes vous préparé pour ce rôle?

Je suis allé voir de vrais conférenciers sur Internet. Je me suis aussi inspiré de types que je connais dans la vie, des communicants très souriants. Ce sont des personnes intéressantes, parce que derrière un sourire il y a souvent des failles, des cicatrices. Je voulais en faire un personnage plus caricatural mais Alex ne voulait pas. Il voulait quelqu'un d'ultra-sincère, qui croit en ce qu'il dit. C'était finalement le truc le plus dur à jouer, parce qu'il fait avaler de telles couleuvres! Tous nos personnages sont basés sur nos propres énergies. C'est vrai que je suis plutôt à l'aise, sociable avec les gens. Mais dans la vie, moi, je n'ai rien à vendre contrairement au personnage qui a fait de sa vie un commerce.

Tourner pour et avec ses copains, est-ce une pression supplémentaire?

Il y a la peur de décevoir. Parce que c'est un rôle important et que si tu le foires, tu ne fais pas le film de la même manière. Mais la pression que j'ai pu me mettre a été atténuée par la bienveillance généralisée dans l'équipe. Les gens m'ont dit: «Tu ne te rends pas compte des conditions de rêves pour ton premier film.» Là je me suis dit qu'il fallait que je profite, que je vive vraiment le truc.

Est-ce que ce film vous donne envie de passer plus de temps devant la caméra et moins à l'écriture?

Je ne sais pas. Ce sont des choses très différentes. Jouer est moins cérébral, plus instinctif, plus immédiat. J'aime pouvoir revenir sur mes textes. Là, c'est une approche dans le lâcher prise. Mais je me dis qu'il y a des choses à faire, oui. Cette fois, j'ai été un peu pollué par l'idée de savoir comment cela allait se passer. Le film m'a un peu dépucelé, j'ai envie maintenant de plus m'amuser sur le personnage.

En référence au titre du film, quels sont les talents de vos amis, en l'occurrence Alex Lutz et Bruno Sanches?

Sans aucune démagogie, Alex est très talentueux. Il a une capacité de travail incroyable, des capacités d'écoute et d'analyse aussi. Si j'ai un problème, une crise d'angoisse sur quoi que ce soit, je l'appelle. Bruno a lui une énergie de vie et une générosité incroyables.