Strasbourg: 18 mois de prison avec sursis et 2 ans d'interdiction d'exercer requis contre un chirurgien

JUSTICE Un chirurgien strasbourgeois est poursuivi pour «homicide involontaire» après le décès d'un jeune patient, Maxime Walter, à l'hôpital en 2008...

A.I. avec AFP

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Le docteur Raphaël Moog –et son avocat Bernard Alexandre– est accusé d'homicide involontaire après le décès de Maxime Walter, 15 ans, le 30 mars 2015, au tribunal de Strasbourg.
Le docteur Raphaël Moog –et son avocat Bernard Alexandre– est accusé d'homicide involontaire après le décès de Maxime Walter, 15 ans, le 30 mars 2015, au tribunal de Strasbourg. — G. Varela \ 20 Minutes

Mercredi matin, le parquet a requis 18 mois de prison avec sursis et deux ans d'interdiction d'exercer contre le chirurgien strasbourgeois Raphaël Moog, coupable à ses yeux d'avoir «privé de toute chance de survie» un adolescent, Maxime Walter, mort à l'hôpital en 2008.

«En ne se déplaçant pas» rapidement au chevet du patient alors qu'il était d'astreinte, puis en «persistant dans un choix qui n'était pas le bon», celui de ne pas opérer le patient pour lui enlever la rate, le praticien «a privé Maxime Walter de toute chance de survie», a dit la substitut du procureur, Morgane Robitaillie, devant le tribunal correctionnel de Strasbourg.

Son avocat plaide la relaxe

Le Dr Moog est jugé depuis lundi pour «homicide involontaire». La justice lui reproche d'avoir trop tardé à pratiquer l'ablation de la rate du jeune Maxime Walter, 15 ans, qui se l'était fracturée en septembre 2008 lors d'une violente chute à VTT.

«Je n'ai pas senti de regret dans ses propos, il n'assume pas sa responsabilité. Il n'y a aucune prise de conscience, aucune remise en question, c'est toujours la faute des autres!», a-t-elle déclaré.

Après ces réquisitions, le Dr Moog était en pleurs. Son avocat plaide la relaxe.
Le jugement sera rendu le 23 avril.